Je t’ai aimé (Dilexi te)

Le 20 décembre 2025

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Exemple

Je t’ai aimé (Dilexi te)

        

         Quelques propos tirés de l’exhortation apostolique Dilexi te, du pape Léon XIV :

Dieu est amour miséricordieux et son projet d’amour, qui s’étend et se réalise dans l’histoire, consiste avant tout à descendre parmi nous afin de nous libérer de l’esclavage, des peurs, du péché et du pouvoir de la mort. Le regard miséricordieux et le cœur rempli d’amour, il s’est tourné vers ses créatures, prenant soin de leur condition humaine, et donc de leur pauvreté. C’est précisément pour partager les limites et les fragilités de notre nature humaine qu’Il s’est fait Lui-même pauvre, qu’Il est né dans la chair comme nous, que nous l’avons connu dans la petitesse d’un enfant couché dans une mangeoire (…). (n°16)

Il est indéniable que la primauté de Dieu dans l’enseignement de Jésus s’accompagne d’un autre point ferme : que l’on ne peut aimer Dieu sans étendre son amour aux pauvres. L’amour du prochain est la preuve tangible de l’authenticité de l’amour pour Dieu, comme l’atteste l’apôtre Jean : « Dieu, personne ne l’a jamais contemplé. Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, en nous son amour est accompli.» (1 Jn 4, 12) (…). Il s’agit de deux amours distincts, mais non séparables. (…) « En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40). (n°26)

C’est pourquoi les œuvres de miséricorde sont recommandées comme signes de l’authenticité du culte ( …). À ce sujet, Jésus conseille : « Lorsque tu donnes un déjeuner ou un diner, ne convie ni tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins, de peur qu’eux aussi ne t’invitent à leur tour et qu’on ne te rende la pareille. Mais lorsque tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; heureux seras-tu alors de ce qu’ils n’ont pas de quoi te le rendre » (Lc 14, 12-14). (n°27)

         Nous voulons venir adorer l’enfant-Dieu qui va naître, parce qu’il vient nous libérer de nos esclavages, nous sauver du péché et de la mort. Le pape nous rappelle le lien très fort entre le culte rendu à Dieu et le don de soi au plus pauvre. L’un ne peut aller sans l’autre. Alors, dans la pauvreté de la crèche, arrivant avec toutes mes pauvretés personnelles, que puis-je offrir au Sauveur qui dort dans la paille ? Qu’est-ce que je décide comme acte concret d’amour et d’attention envers un pauvre ? Cet acte, ce cadeau qui manifestera qu’à travers le pauvre, c’est Dieu que j’aime et que je veux honorer.

Bien fraternellement

Don Clément d’Uzer

 

        

     


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