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Fête paroissiale au Jardin Miquey !

Chers paroissiens,

Notre année pastorale touche à sa fin et se profile déjà la période estivale avec son lot de vacances pour certains d’entre nous. Comme tous les ans, nous nous retrouvons au Jardin Miquey le dimanche 28 juin pour la fête de la communauté de paroisse (en fonction de la météo bien sûr, si le temps est mauvais nous descendrons au Sacré Cœur). 

         Le Jardin Miquey fêtera ses 150 ans. Dès l’origine, Étienne et Joséphine Miquey ont eu à cœur de prendre soin des plus fragiles et en particulier de la jeunesse Mulhousienne.

Fidèle à l’héritage des époux Miquey, l’Association Jardin Miquey s’efforce aujourd’hui de prendre soin du tissu social Mulhousien à travers différentes initiatives.

         « Tout est lié » pourrait résumer l’ADN de ce site : les relations entre les Mulhousiens, notre relation à nous-mêmes, notre relation à Dieu, notre relation à la création qui nous entoure, dépendent les unes des autres… prenons en donc soin !

         Les 150 ans seront aussi l’année de la rénovation du site grâce à un énorme travail de logistique et de recherche active de fonds par les membres de l’association. Nous avons besoin de votre générosité. N’hésitez pas à en parler autour de vous ! 

         Vous êtes tous invités à venir avec votre pique-nique pour un grand déjeuner convivial et fraternel, que vous pourrez compléter abondamment par des boissons, hot-dog, merguez et pâtisseries proposés sur place par l’Association Jardin Miquey.

         Ambiance assurée avec chanson française et danses populaires ! N’oubliez pas vos boules de pétanque pour le tournoi sur les nouveaux terrains du Jardin Miquey. Les enfants pourront également se livrer à des parties de chamboule-tout, pêche aux canards, jeux de quilles et lancer-franc sur les paniers de basket etc…

Invitez largement vos proches et amis ! Ils seront les bienvenus !

Bon dimanche !

Bien fraternellement

Don Pascal Boulic,



Fête paroissiale 2025

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Stage de pré-rentrée pour les futurs 5ème

Après la très belle édition 2025, revoici le stage de pré-rentrée scolaire pour tous les élèves qui entrent en 5ème, dans le cadre du partenariat entre l’établissement Sainte Jeanne d’Arc et l’association Amicale des Portes de Mulhouse – une proposition qui se déroulera la dernière semaine d’août, dont voici un descriptif (voir aussi le fichier joint). Ouverts aux élèves de tous les établissements. Les inscriptions sont ouvertes !



Stage de pré-rentrée en 5ème, « C’EST PARTI ! »

  • quand : du lundi 24 au vendredi 28 août 2026
  • quoi : 5 jours pour réviser les fondamentaux, retrouver un bon rythme, développer son expression (chant, théâtre, sport) et vivre un moment de cohésion.
  •  : dans les salles du Sacré-Cœur à Mulhouse, 84 rue de Verdun (entrée par la rue du Molkenrain)
  • l’équipe : sous la direction de Luc, stagiaire BAFD, avec la participation d’étudiants et l’intervention de professionnels du chant, du théâtre et du sport.
  • Tarif : 170€ tout compris.

Contact : amicale@portesdemulhouse.fr


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Ouverture des inscriptions pour la JEUNESSE

Chers paroissiens,

Dans la joie de la Fête-Dieu et des premières communions de tant d’enfants du catéchisme, nous sommes heureux de vous annoncer l’ouverture des inscriptions à toutes les propositions de jeunesse pour la rentrée de septembre 2026 : catéchisme, Patro’ du Sacré-Cœur (un centre périscolaire pour les enfants, ouvert le mercredi), soirées Acutis pour collégiens et lycéens, foot… Dès maintenant, il est possible de s’inscrire en ligne.

Par ailleurs, toutes ces propositions sont réunies dans un nouveau livret consultable en ligne et bientôt disponible en version imprimée.

Un très grand merci à toutes les personnes impliquées auprès de la jeunesse et à tous pour votre soutien ! 

Bien fraternellement,

Don Pascal Boulic,


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Chers paroissiens,

Nous nous réjouissons de la sortie de la première encyclique du Pape Léon XIV, Magnifica Humanitas, le 25 mai 2026. Elle réfléchit aux conséquences de l’intelligence artificielle sur la dignité humaine, le travail, la liberté et la paix.     

Le pape affirme que la technologie n’est pas mauvaise en soi, mais qu’elle n’est jamais neutre : elle dépend de ceux qui la conçoivent et l’utilisent.

       Il met en garde contre une société dominée par les logiques de profit, de contrôle et de puissance technologique. L’encyclique appelle à protéger le bien commun, la justice sociale et les droits des peuples.

       Léon XIV insiste sur la nécessité d’un cadre éthique international pour l’IA et demande de « désarmer l’intelligence artificielle », notamment dans le domaine militaire. Il souligne aussi les dangers de la désinformation, de la surveillance numérique et des nouvelles formes d’exploitation humaine. Le texte défend l’éducation, l’esprit critique et la vérité comme fondements de la démocratie. Dans la continuité de Rerum Novarum, l’Église propose ainsi une doctrine sociale adaptée à l’ère numérique.

       Le pape conclut en invitant l’humanité à construire une technologie au service de la personne et non du pouvoir de quelques-uns

       Je vous souhaite une belle lecture de ce premier grand texte doctrinal de notre pape Leon XIV.

Bien fraternellement,

Don Pascal Boulic,


LETTRE ENCYCLIQUE
MAGNIFICA HUMANITAS
DU SAINT-PÈRE 
LÉON XIV
SUR LA PROTECTION DE LA PERSONNE HUMAINE 
À L’ÈRE DE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

La magnifique humanité créée par Dieu se trouve aujourd’hui face à un choix décisif : ériger une nouvelle tour de Babel ou bâtir la cité où Dieu et l’humanité habitent ensemble. Chaque génération reçoit en héritage la […] Lire la suite

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Recevoir le sacrement de confirmation

Chers paroissiens,

Quelle joie, en cette solennité de la Pentecôte, de voir de nombreux jeunes et adultes de notre paroisse recevoir le sacrement de la confirmation. C’est une joie plus largement pour toute l’Église. Par ce sacrement, nous nous ouvrons bien davantage à l’Esprit Saint qui opère en nous une vraie croissance spirituelle. C’est une étape majeure dans notre vie de foi pour murir et mieux accueillir la Vie Divine en nous. Alors cette Vie intérieure nous pousse au-delà de nous-même pour accomplir notre mission de chrétien (ce qui signifie « celui qui a eu l’onction ») sur cette terre. Nous avons tous une mission, un appel, une vocation et une place dans ce monde. A nous d’y répondre !

         Le sacrement confirmation n’est donc pas une “option” dans la vie chrétienne, puisqu’avec la communion et le pardon, il est vital pour que Dieu achève ce qu’il a commencé au baptême ! Par ce sacrement, nous recevons une effusion de l’Esprit-Saint, comme les apôtres ont pu le vivre le jour de la Pentecôte il y a 2000 ans.

Au cours de la célébration, l’évêque impose les mains aux candidats et il invoque pour eux le don particulier de l’Esprit-Saint. Puis, il fait sur leur front une onction avec le Saint-Chrême (huile parfumée, consacrée par l’évêque en présence de tous les prêtres du diocèse à la messe chrismale, pendant la Semaine Sainte) en disant : « Sois marqué de l’Esprit Saint, le Don de Dieu ». Par cette « marque » de l’Esprit (ou ce « sceau ») donnée par l’évêque, nous sommes pleinement incorporés à l’Église, le Corps du Christ. Nous pouvons désormais être témoins avec notre histoire, notre personnalité et notre singularité, de la présence du Christ dans notre monde « tous les jours jusqu’à la fin des temps ».

         J’invite donc tous ceux qui le souhaitent, à se mettre en route pour se préparer à recevoir le sacrement de la confirmation ! Il n’y pas d’âge pour répondre à l’appel de Dieu.

         N’hésitez pas à nous en parler.

Bien fraternellement,

Don Pascal Boulic,


Confirmations adultes 2025 à la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg


Confirmation des jeunes à Saint-Étienne en 2025

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« Veni Creator Spiritus ! »

Chers paroissiens,

Certaines prières ont une saveur particulière. Elles sont pour ainsi dire des « valeurs sûres » que nous pouvons puiser dans le grand trésor de l’Église. Elles ont pris avec le temps une patine renforçant leur charme surnaturel… Au premier chef, bien sûr, la prière du Notre Père, enseigné par le Christ lui-même à ses apôtres après que ceux-ci ont formulé cette filiale demande : « Seigneur, apprends-nous à prier ! ».

Un peu plus tard dans l’histoire, et au premier rang des prières à l’Esprit Saint, nous trouvons le chant du Veni Creator. Viens Esprit créateur ! C’est par ces mots que commence le plus célèbre des hymnes, chant grégorien fameux dont le texte fut écrit par Raban Maur, moine bénédictin du IXe s. Invocation directe de l’Esprit, le Veni Creator est une prière à la fois tout imprégnée des mots de l’Écriture Sainte et profondément personnelle, demandant à l’Esprit de venir visiter celui qui l’invoque, de le remplir de sa présence. L’Église aime à le chanter lors de célébrations solennelles appelant une lumière spéciale de l’Esprit : confirmations, ordinations de prêtres, ordinations d’évêques, conciles…

Mais pourquoi demander à l’Esprit de venir, s’il est déjà partout ? Quand l’Église prie « Viens ! », elle ne demande pas à l’Esprit de changer de lieu, mais qu’il devienne présent d’une manière nouvelle dans notre vie. Toute vie spirituelle commence là : désirer une visitation réelle de l’Esprit. Ce mot, Esprit, nous renvoie au souffle créateur de la Genèse, au souffle qui inspira les prophètes, au souffle du Christ ressuscité… Sans cette respiration de l’Esprit en nous, il n’y a pas de vie chrétienne. À quelques jours de la Pentecôte, n’hésitons donc pas à invoquer abondamment l’Esprit Créateur !

Première strophe du Veni Creator :
Viens, Esprit Créateur nous visiter, Viens éclairer l’âme de tes fils,Emplis nos cœurs de grâce et de lumière… Lire la suite

Fraternellement,

don Vianney, vicaire de la paroisse


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Journée des chrétiens d’Orient

Pourquoi la journée des chrétiens d’Orient le 6ème dimanche de Pâques ?

         Dimanche après dimanche, lors des célébrations du temps pascal, les chrétiens d’Orient et d’Occident entendent les Actes des Apôtres et sont ainsi témoins de cette première évangélisation.

Ces lectures nous rappellent l’origine des Églises orientales et l’histoire des premiers chrétiens d’Orient, ceux-là même qui nous ont évangélisés. Aujourd’hui ils résistent sur leurs terres pour transmettre cette même foi à leurs enfants.

         « Nous prions pour la paix en Ukraine et au Moyen-Orient, et partout dans le monde, où les chrétiens souffrent de la violence, de la guerre et des conflits. Que le Seigneur ne nous accorde pas seulement de gagner « une guerre », mais de remporter une victoire définitive sur la guerre » Sa Béatitude Sviatoslav Shevchuk, archevêque majeur de l’Église gréco-catholique Ukrainienne

         Comment ne pas répondre à votre appel, pour une communion de prière, en cette journée des chrétiens d’Orient ? Avec tous les chrétiens de France, nous croyons que rien ne fera fléchir notre espérance ! Que ni la guerre, ni la persécution, ni le terrorisme ne nous empêcheront d’être semeuses et semeurs d’Espérance !

         Sœur Pascale et les religieuses de Notre-Dame du Bon Service – Liban »

Prière pour la Journée des chrétiens d’Orient

Seigneur Jésus, en ce temps pascal, alors que nous proclamons ta résurrection, nous faisons mémoire de la naissance de ton Église : elle nous ouvre à l’espérance. Nous faisons mémoire des voyages de saint Paul qui a fait naître des communautés nouvelles en Turquie et en Grèce. Nous te rendons grâce pour saint Marc qui a annoncé ta Bonne Nouvelle aux Égyptiens, pour saint Thomas qui s’est dirigé à l’Orient de ta Terre Sainte. Nous nous rappelons du conseiller de la reine d’Éthiopie que Philippe a baptisé et qui a porté ton message. Nous te rendons grâce pour l’espérance répandue par-delà les frontières. Ces premiers messagers de l’Évangile ont annoncé ton salut à des hommes et femmes de cultures, de langues, d’ethnies différentes. Ils ont permis à chacun de devenir les membres de ton corps, ta présence agissante dans le monde. Fort de cette espérance, nous qui sommes les héritiers de ce grand élan initial, nous te prions. Ouvre nos cœurs et nos et nos esprits à l’universalité de ton Église. Fais-nous ressentir davantage la communion qui nous lie à nos sœurs et frères d’Orient et donne- nous la force d’agir en conséquence. Nous te le demandons, toi qui vis avec le Père dans l’unité de l’Esprit pour les siècles des siècles.

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    Avec Marie

    Chers paroissiens,

    Il n’est pas rare de rencontrer des personnes qui tout en étant loin de l’Église gardent un lien particulier à Marie, parfois depuis leur tendre enfance, grâce à une grand-mère ou un événement particulier de leur histoire personnelle. De tradition chrétienne ou d’autres religions, ces personnes témoignent d’une intuition forte : pour nous lier à Dieu, nous avons besoin de Marie. Parfois même, Marie est « tout ce qu’il nous reste ».

    Sans doute, nous pouvons ne pas bien connaître la figure de Marie. Elle peut sembler lointaine, figée sous les traits d’une statue ou d’une image. Pourtant, il est certain que Marie n’est en rien étrangère à notre foi, toute concernée qu’elle est par nos intentions et nos supplications.

    Pour toute l’Église, le mois de mai ouvre le mois de Marie. C’est une occasion pour nous de nous tourner vers elle, de renouveler notre lien à Marie. En apprenant une prière comme celle du Souvenez-vous, de saint Bernard, en lisant un livre – par exemple le livre Marie de Nazareth, du père Guillaume de Menthière, très vivant et facile à lire ; en reprenant le chapelet médité ; et pour tous ceux qui le peuvent, en rejoignant un pèlerinage à Lourdes, lieu de grâce, de réconciliation et de renouvellement intérieur.

    Beau mois de mai, beau mois de Marie.

    don Vianney

    Venir à Lourdes

    • Du 22 au 27 août 2026 – Pèlerinage à Lourdes, proposition pour les 18-35 ans

    Une proposition sur mesure au cœur du pèlerinage du diocèse d’Alsace, avec Mgr Pascal Delannoy

    Contact : don Vianney 06 65 40 61 12


    • Du 6 au 11 Octobre 2026 – Pèlerinage du Rosaire à Lourdes

    Un très beau pèlerinage avec les dominicains, nous nous y rendrons pour la 3ème année consécutive ! Inscriptions ouvertes.


    Pour toute question, n’hésitez pas à joindre le secrétariat qui pourra transmettre vos demandes aux bonnes personnes. Email : portesdemulhouse68@gmail.com

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    Chers frères et sœurs, vous avez certainement vu des images du très beau voyage du Pape Léon XIV à travers 4 pays d’Afrique. Voici quelques mots qu’il a prononcés au Cameroun, au sujet de l’Intelligence Artificielle, alors qu’il visitait l’Université Catholique d’Afrique Centrale (Yaoundé) :

    « (…) [Les chrétiens ne doivent] pas avoir peur des “choses nouvelles”. En particulier, votre Université peut former les pionniers d’un nouvel humanisme dans le contexte de la révolution numérique dont le continent africain connaît bien, non seulement les aspects séduisants, mais aussi la face cachée des ravages environnementaux et sociaux (…).

    Cela vaut d’autant plus face à la généralisation des systèmes d’intelligence artificielle, qui organisent de manière toujours plus omniprésente nos milieux mentaux et sociaux. Comme toute grande transformation historique, celle-ci exige non seulement des compétences techniques, mais aussi une formation humaniste capable de mettre en lumière les logiques économiques, les préjugés intégrés et les formes de pouvoir qui façonnent la perception du réel. Le défi que posent ces systèmes est plus profond qu’il n’y paraît : il ne concerne pas seulement l’utilisation de nouvelles technologies, mais le remplacement progressif de la réalité par sa simulation. Dans les environnements numériques, structurés pour persuader, l’interaction est optimisée au point de rendre la rencontre réelle superflue. L’altérité des personnes en chair et en os est neutralisée et la relation réduite à une réponse fonctionnelle.

    Chers amis, vous, en revanche, vous êtes des personnes réelles ! La création elle-même a un corps, un souffle, une vie qui doit être écoutée et préservée. « Elle gémit et souffre » (cf. Rm 8, 22) comme chacun de nous.

    Lorsque la simulation devient la norme, la capacité humaine de discernement est diminuée et nos liens sociaux s’enferment dans des circuits autoréférentiels qui ne nous exposent plus au réel. Nous vivons alors comme dans des bulles imperméables les unes aux autres, nous nous sentons menacés par quiconque est différent et nous nous déshabituons à la rencontre et au dialogue. C’est ainsi que se propagent la polarisation, les conflits, les peurs et la violence. Ce n’est pas un simple risque d’erreur qui est en jeu, mais une transformation du rapport même à la vérité. Sans résistance à la persuasion de ces systèmes et sans exposition physique et spirituelle à l’autre en chair et en os, la réalité devient facultative et l’humain gouvernable par des systèmes invisibles, imperceptibles à la conscience.

    C’est précisément dans ce domaine que l’Université catholique a le devoir d’assumer une responsabilité de premier plan. En effet, elle ne se limite pas à transmettre des connaissances spécialisées, mais forme des esprits capables de discerner et des cœurs disposés à l’amour et au service. Elle prépare surtout les futurs dirigeants, les fonctionnaires publics, les professionnels et autres acteurs sociaux de demain à accomplir avec droiture les missions qui leur seront confiées ; à exercer leurs responsabilités avec probité ; à inscrire leur action dans une éthique au service du bien commun.

    Chers fils et filles du Cameroun, chers étudiants, face à cette tendance – compréhensible – à vouloir émigrer, qui peut laisser croire que l’on trouvera facilement ailleurs un avenir meilleur, je vous invite avant tout à répondre par un désir ardent de servir votre pays, et de mettre au service de vos concitoyens les connaissances que vous êtes en train d’acquérir ici. Telle est la raison d’être de votre Université, fondée il y a 35 ans pour former des pasteurs d’âmes et des laïcs engagés dans la société : ce sont eux les témoins de sagesse et d’équité dont le continent africain a besoin.

    À ce propos, je voudrais rappeler une expression de saint Jean-Paul II : l’Université catholique est « née du cœur de l’Église » [2] et participe à sa mission d’annoncer la vérité qui libère. Cette affirmation renvoie avant tout à une exigence intellectuelle et spirituelle : rechercher la vérité dans toutes ses dimensions, avec la conviction que la foi et la raison ne s’opposent pas mais se soutiennent mutuellement. En outre, elle rappelle que les enseignants et les étudiants de l’université sont associés à la tâche de l’Église qui consiste à « annoncer la bonne nouvelle du Christ à tous, en dialoguant avec les différentes sciences au service d’une pénétration toujours plus profonde et d’une mise en œuvre de la vérité dans la vie personnelle et sociale ». [3]

    Face aux défis de notre époque, l’Université catholique occupe une place unique et irremplaçable. Rappelons-nous les pionniers de cette institution qui ont posé les fondations sur lesquelles vous bâtissez aujourd’hui. Pour ne citer qu’un seul nom, je pense au Révérend Barthélemy Nyom, qui a été Recteur pendant la quasi-totalité des années quatre-vingt-dix. À leur exemple, soyez toujours bien conscients du fait que, outre la transmission du savoir et l’acquisition de compétences professionnelles, cette université vise à contribuer à la formation intégrale de la personne humaine. L’accompagnement spirituel et humain constitue une dimension essentielle de l’identité de l’Université catholique. À travers la formation spirituelle, les initiatives de la pastorale universitaire et les moments de réflexion, les étudiants sont invités à approfondir leur vie intérieure et à orienter leur engagement dans la société à la lumière de valeurs authentiques et solides. Ainsi, chers étudiants, vous apprenez à devenir les bâtisseurs de l’avenir de vos pays respectifs et d’un monde plus juste et plus humain.

    Chers enseignants, votre rôle est essentiel. C’est pourquoi je vous encourage à incarner les valeurs que vous souhaitez transmettre, avant tout la justice et l’équité, l’intégrité, le sens du service et de la responsabilité. L’Afrique et le monde ont besoin de personnes qui s’engagent à vivre selon l’Évangile et à mettre leurs compétences au service du bien commun. Ne trahissez pas ce noble idéal ! En plus d’être des guides intellectuels, soyez des modèles dont la rigueur scientifique et l’honnêteté personnelle forment la conscience de vos étudiants. L’Afrique a en effet besoin d’être libérée du fléau de la corruption. Et cette prise de conscience doit se fortifier chez un jeune dès les années de formation, grâce à la rigueur morale, au désintéressement et à la cohérence de vie de ses éducateurs et enseignants. Jour après jour, posez les fondements indispensables à la construction d’une identité morale et intellectuelle cohérente. En témoignant de la vérité, surtout face aux illusions de l’idéologie et des modes, créez un environnement où l’excellence académique s’allie naturellement à la droiture humaine.

    Mesdames et Messieurs, la vertu principale qui doit animer la communauté universitaire est l’humilité. Quels que soient notre rôle et notre âge, nous devons toujours nous rappeler que nous sommes tous des disciples, c’est-à-dire des compagnons d’étude d’un seul Maître, qui a tant aimé le monde au point de donner sa vie.

    Je vous remercie et vous bénis de tout cœur !

    DISCOURS DU SAINT-PÈRE

    Université Catholique d’Afrique Centrale (Yaoundé)
    Vendredi 17 avril 2026

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    Chers frères et sœurs,

    La création tout entière resplendit aujourd’hui d’une lumière nouvelle, un chant de louange s’élève de la terre, notre cœur exulte de joie : le Christ est ressuscité d’entre les morts et, avec Lui, nous ressuscitons nous aussi à une vie nouvelle !

    Cette annonce pascale embrasse le mystère de notre vie, la destinée de l’histoire, et elle nous atteint jusque dans les abîmes de la mort, par lesquels nous nous sentons menacés et parfois submergés. Elle nous ouvre à l’espérance qui ne faiblit pas, à la lumière qui ne se couche pas, à cette plénitude de joie que rien ne peut détruire : la mort a été vaincue pour toujours, la mort n’a plus de pouvoir sur nous !

    C’est un message qui n’est pas toujours facile à accueillir, une promesse que nous avons du mal à accepter, car le pouvoir de la mort nous menace sans cesse, à l’intérieur comme à l’extérieur.

    Au plus profond de nous-mêmes, lorsque le boulet de nos péchés nous empêche de prendre notre envol, lorsque les déceptions ou la solitude que nous vivons assèchent nos espérances, lorsque les soucis ou les rancœurs étouffent la joie de vivre, lorsque nous éprouvons de la tristesse ou de la fatigue, lorsque nous nous sentons trahis ou rejetés, lorsque nous devons faire face à notre faiblesse, à la souffrance, à la fatigue de chaque jour, alors nous avons l’impression de nous trouver dans un tunnel dont nous ne voyons pas la sortie.

    Mais aussi en dehors de nous, la mort est toujours à l’affût. Nous la voyons présente dans les injustices, dans les égoïsmes partisans, dans l’oppression des pauvres, dans le manque d’attention envers les plus fragiles. Nous la voyons dans la violence, dans les blessures du monde, dans le cri de douleur qui s’élève de toutes parts face aux abus qui écrasent les plus faibles, face à l’idolâtrie du profit qui pille les ressources de la terre, face à la violence de la guerre qui tue et détruit.

    Dans cette réalité, la Pâques du Seigneur nous invite à lever les yeux et à ouvrir notre cœur. Elle continue de nourrir dans notre esprit et au fil de l’histoire la semence de la victoire promise. Elle nous met en mouvement, comme Marie de Magdala et comme les Apôtres, pour nous faire découvrir que le tombeau de Jésus est vide, et qu’ainsi, dans toute mort que nous expérimentons, se trouve aussi de la place pour une vie nouvelle qui surgit. Le Seigneur est vivant et demeure avec nous. Il ouvre notre cœur à l’espérance qui nous soutient par les fissures de résurrection qui s’ouvrent dans les ténèbres : le pouvoir de la mort n’est pas la destinée ultime de notre vie. Nous sommes orientés une fois pour toutes vers la plénitude car, dans le Christ ressuscité, nous sommes nous aussi ressuscités.

    Le Pape François nous le rappelait avec émotion dans sa première Exhortation apostolique, Evangelii gaudium, en affirmant que la résurrection du Christ « n’est pas un fait relevant du passé ; elle a une force de vie qui a pénétré le monde. Là où tout semble être mort, de partout, les germes de la résurrection réapparaissent. C’est une force sans égale. Il est vrai que souvent Dieu semble ne pas exister : nous constatons que l’injustice, la méchanceté, l’indifférence et la cruauté ne faiblissent pas. Pourtant, il est aussi certain que commence à germer quelque chose de nouveau dans l’obscurité, qui tôt ou tard produira du fruit » (n° 276).

    Frères et sœurs, la Pâque du Seigneur nous donne cette espérance, en nous rappelant que, dans le Christ ressuscité, une nouvelle création est possible chaque jour. C’est ce que nous dit l’Évangile proclamé aujourd’hui qui situe l’événement de la résurrection « le premier jour de la semaine » (Jn 20, 1). Le jour de la résurrection du Christ nous renvoie ainsi à la création, à ce premier jour où Dieu créa le monde, et il nous annonce en même temps qu’une vie nouvelle, plus forte que la mort, est en train de naître pour l’humanité.

    Pâques est la nouvelle création opérée par le Seigneur ressuscité. Elle est un nouveau départ, elle est la vie enfin rendue éternelle par la victoire de Dieu sur l’ancien Adversaire.

    Nous avons besoin aujourd’hui de ce chant d’espérance. Et c’est à nous, ressuscités avec le Christ, qu’il revient de le porter dans les rues du monde. Courons donc comme Marie de Magdala, annonçons-le à chacun, portons par notre vie la joie de la résurrection afin que partout où plane encore le spectre de la mort, la lumière de la vie puisse resplendir.

    Que le Christ, notre Pâques, nous bénisse et donne sa paix au monde entier !

    Pape Léon XIV

    Place Saint-Pierre
    Dimanche de Pâques, 5 avril 2026

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