mars 2023

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Bonne Semaine Sainte !

Chers paroissiens,

En ce dimanche des Rameaux nous entrons dans la Semaine Sainte dans laquelle nous allons faire mémoire du mystère de la mort et de la Résurrection du Christ. Cette mémoire n’est pas un simple souvenir ou une pieuse pensée à propos d’un évènement historique passé… C’est dans un sens très fort qu’il convient d’entendre cette « mémoire » ! En faisant mémoire de ces évènements, nous rendons présent le mystère de Jésus, ou plus précisément nous nous mettons en présence de ces mystères qui nous nourrissent spirituellement et nous transforment de l’intérieur ! Chaque célébration, à travers ces rites sacrés, sera comme une Source d’Amour et de Vie à laquelle nous pouvons venir boire autant que nous en avons besoin. « Celui qui a soif, qu’il vienne. Celui qui le désire, qu’il reçoive l’eau de la vie, gratuitement » (Ap 22, 17). Vous trouverez tous le programme des célébrations liturgiques sur la page des horaires des messes.

Je vous souhaite à tous de vivre intensément cette semaine de renouveau intérieur et communautaire.

Bonne semaine Sainte à tous !

Don Pascal Boulic, curé des paroisses Saint-Etienne et Sacré-Cœur de Mulhouse


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Redécouvrir La Croix du Christ

Chers paroissiens,

Étonnement, ce sont parfois les séparations qui nous font redécouvrir l’importance de ceux qui vivent pourtant au quotidien avec nous. Ainsi après un long voyage, on se réjouit de retrouver son enfant, ou son ami, avec une excitation bien plus grande que celle qui nous anime en l’ayant pourtant au quotidien à nos côtés. Il en va de même avec le mystère du Christ et de sa passion. Nous sommes parfois tellement habitués à voir sa croix sur le mur de nos maisons et de nos églises que nous finissons par nous accoutumer à ce qu’elle signifie : le scandale du mal et le mystère de l’amour sans limite de Dieu.

C’est la raison pour laquelle, pédagogiquement, à partir du 5ème dimanche de carême, la liturgie nous invite à voiler les croix et les statues de nos églises. Nous voulons par-là retrouver un regard neuf sur ce qui fait le quotidien de notre foi : la croix par laquelle le Christ nous donne sa vie ; et la sainteté à laquelle nous sommes tous appelés. Toute notre attention va désormais se porter sur les évènements de la passion que nous allons revivre minute par minute. Rien ne saurait nous en distraire, pas même le culte des saints que nous voulons interrompre pour n’avoir d’yeux que sur le drame de la mort de Jésus.

Les voiles violets ont quelque chose de grossier dans le décor familier de notre église et par là, ils attirent notre attention sur ce qui manque, ou plutôt sur ce à quoi nous nous sommes trop habitués.

La croix nous sera dévoilée petit à petit dans la grande célébration de l’office de la passion du Vendredi Saint, où nous serons tous invités à venir la vénérer. Les saints retrouveront leur place lors de la vigile pascale où le Christ vainqueur du tombeau nous donnera sa sainteté. 

Bien fraternellement,

don Armand, vicaire des paroisses Saint-Etienne et Sacré-Cœur de Mulhouse


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Soyons des artisans de paix

Chers paroissiens,

Dans un contexte de fortes tensions internationales, où la notion de guerre se banalise de plus en plus, je me permets de vous partager ces réflexions du Pape François dans son encyclique Fratelli Tutti (n°258 et 261) sur la gravité de la guerre :

« On fait facilement le choix de la guerre sous couvert de toutes sortes de raisons, supposées humanitaires, défensives, ou préventives, même en recourant à la manipulation de l’information. De fait, ces dernières décennies, toutes les guerres ont été prétendument “justifiées”. Le Catéchisme de l’Église catholique parle de la possibilité d’une légitime défense par la force militaire, qui suppose qu’on démontre que sont remplies certaines « conditions rigoureuses de légitimité morale ». Mais on tombe facilement dans une interprétation trop large de ce droit éventuel. On veut ainsi justifier indument même des attaques ‘‘préventives’’ ou des actions guerrières qui difficilement n’entraînent pas « des maux et des désordres plus graves que le mal à éliminer ». Le problème, c’est que depuis le développement des armes nucléaires, chimiques ou biologiques, sans oublier les possibilités énormes et croissantes qu’offrent les nouvelles technologies, la guerre a acquis un pouvoir destructif incontrôlé qui affecte beaucoup de victimes civiles innocentes. Incontestablement, « jamais l’humanité n’a eu autant de pouvoir sur elle-même et rien ne garantit qu’elle s’en servira toujours bien ». Nous ne pouvons donc plus penser à la guerre comme une solution, du fait que les risques seront probablement toujours plus grands que l’utilité hypothétique qu’on lui attribue. Face à cette réalité, il est très difficile aujourd’hui de défendre les critères rationnels, mûris en d’autres temps, pour parler d’une possible “guerre juste”. Jamais plus la guerre !  …

Toute guerre laisse le monde pire que dans l’état où elle l’a trouvé. La guerre est toujours un échec de la politique et de l’humanité, une capitulation honteuse, une déroute devant les forces du mal. N’en restons pas aux discussions théoriques, touchons les blessures, palpons la chair des personnes affectées. Retournons contempler les nombreux civils massacrés, considérés comme des “dommages collatéraux”. Interrogeons les victimes. Prêtons attention aux réfugiés, à ceux qui souffrent des radiations atomiques ou des attaques chimiques, aux femmes qui ont perdu leurs enfants, à ces enfants mutilés ou privés de leur jeunesse. Prêtons attention à la vérité de ces victimes de la violence, regardons la réalité avec leurs yeux et écoutons leurs récits le cœur ouvert. Nous pourrons ainsi reconnaître l’abîme de mal qui se trouve au cœur de la guerre, et nous ne serons pas perturbés d’être traités de naïfs pour avoir fait le choix de la paix. »

Chers paroissiens, prions sans relâche pour la paix et œuvrons à notre échelle pour être « les artisans de paix » qui seront « appelés fils de Dieu » (Mt 5, 9).

Bien fraternellement,

don Armand d’Harcourt, vicaire des paroisses Saint-Etienne et Sacré-Cœur de Mulhouse


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Observation des oiseaux

Encore une très belle balade du curé, cette fois-ci pour observer les oiseaux autour du plan de Michelbach et emmenée par Edmond, naturaliste fin connaisseur de la faune et de la flore locale.

Merci à Edmond de nous avoir aidé à ouvrir les yeux devant tant de merveilles de la Création !

Cormorans, oies d’Egypte, grèbes huppés, canard, foulques… malgré le vent, plusieurs spécimens se sont laissés observés. Sans oublier le traditionnel goûter partagé à la fin. Vivement la prochaine balade !


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« Mourir n’est pas tuer »

Soirée CINÉ-DÉBAT sur le thème de l’euthanasie, ouvert à tous

Mardi 28 mars à 19h30, au Sacré-Cœur (Mulhouse), l’aumônerie des étudiants et jeunes pros vous invite !

Projection d’un enquête au cœur de la fin de vie : pendant plusieurs semaines, un réalisateur est parti interroger des experts sur la question de l’euthanasie, en France et à l’étranger. Son immersion dans une unité de soins palliatifs a été une expérience forte.

Un reportage exclusif suivi d’un débat animé par des membres de la Fondation Jérôme Lejeune.

Temps convivial, fin autour de 22h.



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Le Renouveau du Jardin Miquey

Chers paroissiens,

Le Jardin Miquey, sanctuaire végétal situé sur la colline du Rebberg surplombant la ville de Mulhouse, est un lieu enchanteur par sa beauté et par les énergies qui s’y dégagent ! Les arbres, les plantes, les jeux d’ombres et de soleil, les oiseaux et tous les petits animaux qui fréquentent joyeusement le jardin, ainsi que la superbe bâtisse qui trône fièrement au milieu apportent fraîcheur, calme, mais également jovialité et émerveillement.

Depuis l’origine, le Jardin Miquey a été pensé comme un lieu d’épanouissement pour la jeunesse mulhousienne. Une vraie vision de cohésion sociale animait les époux Etienne et Joséphine Miquey, en ouvrant le jardin aux familles d’ouvriers vivant dans Mulhouse.

Cet ADN initial a fortement contribué à forger l’âme du lieu, car aujourd’hui encore, le Jardin Miquey continue à enchanter les mulhousiens par l’accueil des diverses associations, par l’organisation d’évènements tels que des mariages, anniversaires et surtout il continue à nourrir l’imaginaire des petits mulhousiens par l’accueil des enfants de Claire Joie tous les étés.

Mais les ambitions peuvent être beaucoup plus importantes, car nous sommes loin d’une optimisation de toute la potentialité de ce superbe lieu ! La bâtisse nécessite également une réfection totale afin de la mettre aux normes et de la rendre compatible avec plus d’usages et le jardin a, lui aussi, besoin d’une légère réorganisation.

De surcroît, nous ne pouvons pas ignorer que le lien social intégral tend à se désagréger : non pas seulement les liens entre les personnes, mais également les liens qui unissent la personne à la Création. Nous souffrons non seulement d’un manque de relation humaine, mais également d’un manque de relation à la Création, d’une forme de déracinement.

Une équipe projet travaille à son renouveau en cohérence avec les valeurs fondatrices, tout en se tournant vers l’avenir ; l’objectif est de constituer un tiers lieu où nous pouvons promouvoir le bien commun en rassemblant les habitants de tous âges et de toutes origines socio-économiques, promouvoir l’harmonie entre la nature et l’Homme, en s’inspirant de la doctrine sociale de l’église catholique, en encourageant l’échange intergénérationnel, la solidarité, la transmission et la cohésion sociale.

Le Jardin Miquey se veut un lieu accueillant ouvert à tous, où chacun peut venir se ressourcer, se détendre et se connecter avec les autres. Si vous voulez en savoir plus sur le Jardin Miquey, je vous invite à vous rendre sur le site www.jardinmiquey.fr.

Enfin, votez dès maintenant, et jusqu’au lundi 27 mars minuit, pour choisir votre logo favori qui doit illustrer cette renaissance.

Bien fraternellement,

don Pascal Boulic, curé des paroisses Saint-Etienne et Sacré-Cœur de Mulhouse


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Paramentique, ça vous dit quelque chose ?

Pour ne pas en perdre notre latin, revenons d’abord sur la signification de ce mot : “parare” veut dire “préparer, apprêter” en latin ; le “mentum” est simplement le suffixe. Les parements sont donc l’ensemble des vêtements, coiffes, tentures et ornements utilisés dans la liturgie.

Le vêtement liturgique n’est pas un vêtement de théâtre, il n’est pas pour entrer dans un rôle, il est un symbole. Ce symbole est fait pour nous aider à percevoir que celui qui le porte est dans une action qui est un mystère de foi. Ce vêtement accompagne et souligne les gestes du célébrant afin de les rendre plus visibles mais surtout plus beaux et porteurs de sens. 

Selon celui qui porte le vêtement (un diacre, un prêtre, un évêque) et selon le type de célébration ou encore le temps liturgique (blanc pour le temps pascal, rouge pour la Pentecôte etc.) il existe nombre d’étoles, chasubles ou dalmatiques.

Pour déployer sa liturgie, une paroisse a donc besoin d’une sacrée panoplie ! Avec le désir de répondre à cette attente, dans un esprit de participation à la belle liturgie, un groupe s’est réuni pour monter l’atelier dit “Saint-Joseph”. Sous le regard du protecteur des artisans et de tous ceux qui travaillent, chaque semaine, un ensemble de participants se retrouve pour penser les habits, faire du patronage, couper, épingler, coudre et réaliser des ensembles, afin d’habiller chaque acte liturgique posé dans nos paroisses.

Adepte de la couture de mère en fille, sachant coudre un bouton (ce qui est déjà pas mal) et surtout pleine de motivation, chaque personne est la bienvenue au sein de ce joyeux groupe afin de participer à l’art de la paramentique.

Pour davantage d’informations, n’hésitez pas à entrer en contact avec le secrétariat : 03 69 65 79 27 ou par mail à par.stetienne@gmail.com.


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Euthanasie : réflexions d’un médecin

Chers paroissiens,

Alors qu’il est question en France de légaliser l’euthanasie, je vous partage sur ce sujet grave une réflexion éclairante d’une femme médecin, qui avait donné un témoignage en 2014 ; je vous relaie également une proposition de soirée ciné-débat qui se tiendra le 28 mars prochain au Sacré-Cœur. 

Fraternellement,

don Pascal Boulic, curé des paroisses Saint-Etienne et Sacré-Cœur de Mulhouse


« Je suis médecin. Au début de mes années de formation, j’ai travaillé comme infirmière en oncologie/hématologie pédiatrique. Comme médecin, j’ai travaillé en médecine interne (y compris dans les secteurs de gériatrie et d’oncologie), en hématologie et avec des malades du vih/sida, notamment en Afrique. Tout cela ne me rend nullement « experte » en matière de souffrance ; mais j’ai dû y affronter diverses formes de souffrance humaine : celle des patients, de leur famille et des équipes soignantes. (…)

Ceux qui soutiennent la législation de l’euthanasie le font le plus souvent au nom de la « compassion » face à la souffrance des malades et de leur « droit » de choisir la mort en y étant assistés par une équipe médicale qui en fournirait les moyens. (…) 

L’euthanasie consiste en l’acte de donner la mort, accompli par un membre de l’équipe médicale, à la demande du patient. Il est clair qu’elle met fin effectivement à la souffrance, par un acte définitif et irréversible, puisqu’elle met fin à la vie. On ne devrait pas être surpris qu’un malade puisse, à certains moments ou même pendant une période prolongée, avoir envie de mourir. La maladie, la douleur, la souffrance, portent atteinte à la puissance de vie de l’être humain. Celui qui les subit s’en ressent diminué dans la force vitale qu’il porte en lui, en son autonomie et sa capacité d’action. Il y a une révolte contre la souffrance ou la maladie, qui est en elle-même une affirmation de la vie telle qu’elle devrait être : « Pourquoi donner à un malheureux la lumière, la vie à ceux qui ont l’amertume au cœur, qui aspirent à la mort sans qu’elle vienne ? » (Jb 3,20-21). Cette révolte demande à être écoutée, accueillie : puisque nul ne peut juger de la souffrance d’un autre, nul n’a le droit de la minimiser en voulant y apporter une réponse facile. Mais une vraie écoute accepte d’entendre à la fois la souffrance, parfois le désespoir, et l’affirmation de vie qui s’exprime dans le souhait même de la mort. Souvent, le simple fait d’être écouté, avec respect pour l’unicité de sa personne, même malade, et pour son expérience, — et donc pour sa dignité inaliénable de personne humaine — peut déjà être une réponse à la souffrance de se sentir « moins humain » du fait de la diminution des forces ou de la défiguration apportées par la maladie. L’euthanasie, au contraire, nie la valeur de la vie de la personne concernée, non seulement en affirmant que la mort lui est préférable, mais en se faisant l’acteur de cette mort. Elle se présente comme acte de « compassion », mais elle est tout le contraire. 

Car la véritable « compassion » exige le temps, la patience de cheminer avec la personne malade, d’écouter sa douleur et sa révolte. Elle implique l’acceptation de notre propre impuissance face à la maladie et à la mort, de notre propre mortalité. Et elle demande, aux proches et aux soignants, d’écouter et d’accueillir la souffrance avec respect, en témoignant de la dignité de la personne malade par l’écoute, les actes et les paroles. L’euthanasie refuse cette compassion en posant un acte qui ne laisse plus de place pour l’écoute, pour l’évolution de la personne. Plutôt que d’affirmer l’humanité de l’autre en acceptant sa propre vulnérabilité, celui qui donne la mort se sépare de celui qui la subit, en lui apportant une « réponse » extérieure — celle de la mort.

Les raisons de demander l’euthanasie peuvent être plus ou moins nettes. La dépression n’est pas rare chez les personnes atteintes de maladie en phase terminale ou chronique. (…) La personne malade peut avoir l’impression qu’elle n’est pas aimée, qu’elle n’est plus digne d’être aimée. Il va sans dire que la réponse en de telles situations n’est pas de donner la mort, mais de soigner la dépression, d’apporter la présence humaine, l’attention et l’amour dont la personne a besoin. La famille et les proches ont un rôle privilégié en de telles circonstances ; l’équipe médicale doit être consciente qu’elle apporte au malade non seulement les soins professionnels, mais une présence, des paroles et des gestes, qui peuvent témoigner de façon discrète de l’humanité inaliénable du patient, du fait qu’il est et restera toujours digne d’amour. » (…)

Même quand de telles lois existent, restera toujours la liberté morale du médecin à qui la demande s’adresse. Un médecin confronté à une demande d’euthanasie peut et doit essayer de comprendre quelle est la douleur, la souffrance ou le désespoir qui motive cette demande, qui s’exprime par elle — et y porter remède autant qu’il peut. Ceci avec toutes les ressources des soins palliatifs, et toute la présence humaine des soignants ainsi que des proches. Si la demande est maintenue, le médecin peut et doit répondre doucement, respectueusement : qu’il est devenu médecin pour soigner, pour accompagner, pour servir la puissance de vie en chaque personne — et qu’il ne peut pas donner la mort. »

Extraits d’un article du Dr Rivka Karplus, paru en 2014 dans la Nouvelle Revue Théologique

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