janvier 2022

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Des Anges et des Hommes !

Chers paroissiens,

A notre époque profondément marquée par le matérialisme qui refuse toute place à l’esprit, les anges semblent avoir été relégués au rang de créatures mythologiques…

…Mais sortez par la porte, ils reviennent par la fenêtre ! En effet, cette même époque connaît un engouement irrationnel pour les créatures spirituelles. La littérature ésotérique est très prolixe à leur sujet. Les médias ne sont pas en reste et les mettent volontiers en scène, que ce soit dans la série très suivie Joséphine ange gardien ou dans les nombreux films d’horreur où le démon est omniprésent (Paranormal Activity, Insidious, l’Exorciste…). Bref, notre culture nous ramène de façon détournée à l’existence des purs esprits. 

Et cependant il semble qu’ils appartiennent au patrimoine commun de l’humanité. Ainsi, on les trouve dans la plupart des cultures antiques et des religions, comme dans la philosophie de Platon et d’Aristote.

Pour les chrétiens, l’existence des anges est une vérité révélée. Ils sont très présents dans l’Ancien Testament comme membres des Armées de Yahwé Sabaot ou comme les médiateurs entre Dieu et les hommes (livre de Tobie par exemple). Ils jouent un rôle éminent dans la vie du Christ (à l’Annonciation, à la Nativité, lors de la tentation au désert ou à l’agonie à Gethsémani, à la Résurrection…) et de l’Eglise (un ange libère saint Pierre de sa cellule, saint Michel combat les armées du dragon dans l’Apocalypse).

Mais qui sont-ils ? 

Créatures immatérielles, les anges n’ont pas de corps. Ils ne peuvent donc ni se reproduire ni mourir. Ils ne sont soumis ni à l’espace ni au même temps que les hommes. Ils sont des créatures personnelles qui possèdent une intelligence et une volonté et ils dépassent en perfection toutes les créatures visibles. Et parce qu’ils sont capables d’amour, les anges sont libres.

A quoi servent-ils ? 

D’abord les anges sont comme nous. Si Dieu a créé les anges, comme les hommes et comme toute la création, c’est par un acte d’amour libre et gratuit.

Néanmoins, la grande diversité des anges ainsi que leur beauté et leur perfection nous laissent entrevoir combien Dieu est grand et beau, bien plus que tout ce que nous pouvons imaginer au moyen de nos faibles représentations humaines.

De plus, les anges sont nos grands frères et ils nous montrent notre vocation, ce pour quoi nous avons été créés et voulus. Pour l’amour. Pour vivre dans la joie et la gloire de Dieu dans l’éternité avec eux et tous les saints. Mais la réponse à cette vocation est libre. Ainsi, les anges bons sont entrés dans la gloire et les démons ont refusé l’Amour par un acte libre dans lequel ils se sont engagés de tout leur être. Ils nous rappellent donc le sérieux de notre liberté humaine. Créés pour l’amour, nous pouvons, nous aussi, accueillir ou rejeter cette invitation divine. 

Des hommes et des anges 

Pour terminer, rappelons que les hommes ne sont pas des anges même si cela pourrait être une tentation ! En effet, il est souvent difficile d’accepter les limites de notre corps. C’est la tentation de l’homme augmenté qui veut dépasser les fragilités du corps ou de l’homme connecté qui refuse les limites du réel et du temps. C’est enfin une grande tentation spirituelle pour les croyants que de rêver une sainteté idéale et désincarnée au lieu d’accepter humblement sa fragilité, sa faiblesse pour y accueillir la grâce de Dieu qui vient nous transformer de l’intérieur.

Fraternellement,

don Pascal Boulic, curé des paroisses Saint-Etienne et Sacré-Cœur de Mulhouse

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Vous êtes invités à participer à une belle journée de partage et d’échange le samedi 22 janvier 2022 à partir de 15h, dans le cadre de la semaine de l’unité des chrétiens, à l’église Sainte Marie, 13 rue du Couvent à Mulhouse.

Ce projet de « Journée œcuménique » à la façon de Taizé est né de la volonté d’une rencontre intergénérationnelle et œcuménique sur la région mulhousienne qui rassemble et fédère les communautés protestantes, catholiques et d’autres confessions chrétiennes, de tous âges, et toutes les personnes désireuses de participer à un temps de partage, de communion et de fraternité.

Tout au long de la journée, seront proposés différents ateliers, des moments d’échange lors de temps de partage biblique, et une célébration commune lors d’une grande veillée de prière.

Cette journée œcuménique sur le thème de « L’ESPÉRANCE » s’organisera sous la forme des rencontres européennes de Taizé :

  • 15h : Temps d’accueil, d’introduction et de prière 
  • 15h45 : Atelier à la maison Loewenfels (sur présentation du pass sanitaire) « Parole et geste » avec Fabienne BERUFF (apprenons la Parole de Dieu par chant, le rythme et le geste)
  • 16h45 : Atelier à la maison Loewenfels (sur présentation du pass sanitaire) « Contes bibliques » avec Richard GOSSIN
  • 18h : Temps de partage biblique en petits groupes
  • 20h : Temps fort de la veillée commune de prière à partir de 20h à l’église Sainte-Marie au 13 rue du Couvent à Mulhouse

Les musiciens et choristes désireux de participer avec leur voix ou leur instrument sont invités à venir à partir de 19h pour la répétition des chants.

Cette journée est portée par les différents groupes de prière de Taizé de la zone de Mulhouse et soutenue par la communauté protestante « Dynamique mulhousienne » ainsi que la zone pastorale de Mulhouse.

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Chers paroissiens,

Aujourd’hui je voudrais simplement vous partager deux beaux passages de l’encyclique Laudato si, pour nourrir notre réflexion personnelle. Il me semble que ces lignes constituent de grandes intuitions humaines et spirituelles dans le pontificat du Pape François. Leur actualité m’apparaît de plus en plus pertinente à mesure que le temps passe.

Fraternellement,

don Pascal Boulic
curé des paroisses Saint-Étienne et Sacré-Cœur de Mulhouse

47. (…) les dynamiques des moyens de communication sociale et du monde digital, en devenant omniprésentes, ne favorisent pas le développement d’une capacité de vivre avec sagesse, de penser en profondeur, d’aimer avec générosité. Les grands sages du passé, dans ce contexte, auraient couru le risque de voir s’éteindre leur sagesse au milieu du bruit de l’information qui devient divertissement. Cela exige de nous un effort pour que ces moyens de communication se traduisent par un nouveau développement culturel de l’humanité, et non par une détérioration de sa richesse la plus profonde. La vraie sagesse, fruit de la réflexion, du dialogue et de la rencontre généreuse entre les personnes, ne s’obtient pas par une pure accumulation de données qui finissent par saturer et obnubiler, comme une espèce de pollution mentale. En même temps, les relations réelles avec les autres tendent à être substituées, avec tous les défis que cela implique, par un type de communication transitant par Internet. Cela permet de sélectionner ou d’éliminer les relations selon notre libre arbitre, et il naît ainsi un nouveau type d’émotions artificielles, qui ont plus à voir avec des dispositifs et des écrans qu’avec les personnes et la nature. Les moyens actuels nous permettent de communiquer et de partager des connaissances et des sentiments. Cependant, ils nous empêchent aussi parfois d’entrer en contact direct avec la détresse, l’inquiétude, la joie de l’autre et avec la complexité de son expérience personnelle. C’est pourquoi nous ne devrions pas nous étonner qu’avec l’offre écrasante de ces produits se développe une profonde et mélancolique insatisfaction dans les relations interpersonnelles, ou un isolement dommageable.

223. La sobriété, qui est vécue avec liberté et de manière consciente, est libératrice. Ce n’est pas moins de vie, ce n’est pas une basse intensité de vie mais tout le contraire ; car, en réalité ceux qui jouissent plus et vivent mieux chaque moment, sont ceux qui cessent de picorer ici et là en cherchant toujours ce qu’ils n’ont pas, et qui font l’expérience de ce qu’est valoriser chaque personne et chaque chose, en apprenant à entrer en contact et en sachant jouir des choses les plus simples. Ils ont ainsi moins de besoins insatisfaits, et sont moins fatigués et moins tourmentés. On peut vivre intensément avec peu, surtout quand on est capable d’apprécier d’autres plaisirs et qu’on trouve satisfaction dans les rencontres fraternelles, dans le service, dans le déploiement de ses charismes, dans la musique et l’art, dans le contact avec la nature, dans la prière. Le bonheur requiert de savoir limiter certains besoins qui nous abrutissent, en nous rendant ainsi disponibles aux multiples possibilités qu’offre la vie.

En cliquant sur le lien suivant, retrouvez ces passages dans le troisième chapitre « La racine humaine de la crise écologique », paragraphes n. 47 et 223.

https://www.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html

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Construire l’unité

« Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. » — Mt 12,30

Chers paroissiens, 

Notre pays a sans doute conservé de son histoire gauloise complexe une certaine mode de l’opposition, comme un souvenir des vieilles divisions tribales : ainsi sommes-nous rapidement enclins à opposer les riches aux pauvres, les hommes aux femmes, les jeunes aux anciens, … aujourd’hui, les vaccinés aux non-vaccinés, et demain autre chose encore. La liste peut être longue et peut recouvrir beaucoup de domaines de notre existence y compris les sensibilités religieuses !

Nous le savons bien, cette tendance à la pensée binaire est un prisme stérile qui ne traduit pas la réalité de nos relations. Elle procède plutôt d’une œuvre de division, et, au sens propre, elle est l’œuvre du diable – c’est le sens même de ce mot grec « diabolos », principe de division.  

Loin de cette logique mortifère, le Dieu en qui nous croyons vient rassembler l’humanité toute entière en la personne de Jésus. A sa suite, notre devoir de chrétiens est de rechercher l’unité et de fuir l’esprit de division. Il s’agit pour nous de ne pas entrer dans ce mécanisme de division et d’opposition au sein de notre société, de ne pas donner prise à cet esprit mauvais, en évitant de donner une place trop importante aux désaccords et en respectant la conscience de chacun. Notre foi et notre histoire commune sont bien plus grandes et plus profondes que d’éventuelles divergences d’idées ! 

C’est là un beau combat spirituel. Il est d’ailleurs inspirant de le voir dans l’histoire des personnes qui ont su rester amis au-delà de leurs désaccords humains. Comme chrétiens, nous sommes particulièrement appelés à veiller sur cette flamme de la bienveillance, à cultiver cette capacité d’amitié qui transcende les désaccords. Ainsi, nous mettrons notre énergie à construire l’unité, à œuvrer positivement à l’édification de nos amitiés, de nos familles, de notre communauté paroissiale et de la société toute entière.  

Fraternellement,

don Pascal Boulic, curé des paroisses Saint-Etienne et Sacré-Coeur de Mulhouse

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