Chers paroissiens,
Je voudrais vous partager quelques paroles du Pape François extraites de son audience générale du 9 février 2022 qui nous éclairent dans les débats actuels concernant les propositions de lois sur l’euthanasie et le suicide assisté.
« Deux considérations s’imposent à nous, chrétiens. La première est que nous ne pouvons pas éviter la mort, et c’est précisément pour cette raison que, après avoir fait tout ce qui est humainement possible pour guérir la personne malade, il est immoral de s’engager dans l’acharnement thérapeutique (cf. Catéchisme de l’Église catholique, n. 2278). Cette phrase du peuple fidèle de Dieu, des gens simples : « Laisse-le mourir en paix », « aide-le à mourir en paix » : quelle sagesse !
La deuxième considération concerne la qualité de la mort elle-même, la qualité de la douleur, de la souffrance. En effet, nous devons être reconnaissants pour toute l’aide que la médecine s’efforce d’apporter, afin que, grâce aux « soins palliatifs », toute personne qui s’apprête à vivre la dernière partie de sa vie puisse le faire de la manière la plus humaine possible.
Cependant, il faut se garder de confondre cette aide avec des dérives inacceptables qui portent à tuer. Nous devons accompagner les personnes jusqu’à la mort, mais ne pas la provoquer ni favoriser aucune forme de suicide. Je rappelle que le droit aux soins et aux traitements pour tous doit toujours être prioritaire, afin que les plus faibles, notamment les personnes âgées et les malades, ne soient jamais écartés. En effet, La vie est un droit, non la mort, celle-ci doit être accueillie, non administrée. Et ce principe éthique concerne tout le monde, pas seulement les chrétiens ou les croyants. Mais je voudrais souligner ici un problème social mais réel. Cette « planification » – je ne sais pas si c’est le mot qui convient – mais l’accélération de la mort des personnes âgées. Nous constatons souvent, dans une certaine classe sociale, que les personnes âgées, parce qu’elles n’ont pas les moyens, reçoivent moins de médicaments par rapport à ce dont ils auraient besoin, et c’est inhumain : cela ce n’est pas les aider, cela c’est les pousser plus rapidement vers la mort. Et cela n’est ni humain ni chrétien. Il faut prendre soin des personnes âgées comme d’un trésor de l’humanité : elles sont notre sagesse. Et si elles ne parlent pas, et si elles sont dénuées de sens, mais elles sont le symbole de la sagesse humaine. Ce sont ceux qui nous ont précédés et qui nous ont laissé tant de belles choses, tant de souvenirs, tant de sagesse. S’il vous plaît, n’isolez pas les personnes âgées, ne précipitez pas la mort des personnes âgées.
Caresser une personne âgée c’est la même espérance que caresser un enfant, car le début de la vie et la fin sont toujours un mystère, un mystère qu’il faut respecter, accompagner, soigner. Aimer. »
Bon dimanche !
Fraternellement
Don Pascal Boulic, curé
Nos dernières publications
- Biergarten au Jardin Miquey
A vos agendas ! Nos dernières publications - Repas du Parvis
Vous êtes tous les bienvenus ! Chacun vient quand il veut et repart quand il le souhaite. Chacun est invité à apporter un plat ou une boisson à partager. Si je ne peux pas venir, je […] - Pèlerinage paroissial au Mont Sainte-Odile le samedi 9 mai 2026 : réservez la date !
Chers paroissiens, Notre pèlerinage paroissial aura lieu toute la journée du samedi 9 mai au Mont Sainte-Odile. Au programme : 1h d’adoration Pendant notre journée de pèlerinage, chacun est invité à prendre une heure pour adorer le […] - Homélie du pape Léon XIV du dimanche de Pâques 2026
Chers frères et sœurs, La création tout entière resplendit aujourd’hui d’une lumière nouvelle, un chant de louange s’élève de la terre, notre cœur exulte de joie : le Christ est ressuscité d’entre les morts et, avec […] - Balade du Curé du dimanche 12 avril 2026
L’oppidum celtique du Britzgyberg sous la conduite de Pierre Fluck, archéologue Objet de fouilles archéologiques dès les années 1960 et jusqu’à tout récemment, l’oppidum du Britzgyberg s’est révélé comme un petit « Alésia » alsacien, le […]