Chers paroissiens,
Le temps de la Toussaint est marqué par la baisse de la lumière dans nos journées, par la fin des récoltes et la terre qui semble doucement se mettre en sommeil. Le froid s’installe et même nos activités quotidiennes se font plus intérieures, nous restons moins « dehors ». Or, la fête de la Toussaint accompagne le mouvement : nous ne sommes pas tant appelés à contempler les saints qui brillent à l’extérieur, les grands saints du calendrier, qu’à contempler l’intérieur du paradis et à nous en réjouir : oui, le salut de Dieu est efficace et nous croyons que des foules innombrables nous attendent dans la maison du Père et qu’à chaque instant ils prient pour nous et nous accompagnent tout au long de la route.
Cependant, cet intérieur chaud et réjouissant, qui prie le Seigneur d’une louange unanime, ne doit pas nous faire oublier ceux qui n’ont pas encore passé le seuil de la cité céleste : les défunts qui, étant rachetés par Dieu, ne sont pas encore pleinement aptes à être illuminés de son amour, à contempler sa gloire étincelante.
Ainsi, nous nous réjouissons ce samedi de la joie des bienheureux, mais nous n’oublierons pas dimanche ceux à qui il reste encore un bout de chemin. En priant pour nos défunts, nous les aidons à s’ouvrir à l’amour gratuit de Dieu, à accepter que le Père les aime tels qu’ils sont, comme nous les aimons encore. Parce que notre prière pour nos défunts est un reflet de l’amour de Dieu pour eux, nous les aidons à habituer leurs yeux à la lumière infinie du Créateur.
L’Église nous propose d’offrir des messes pour nos défunts. Offrir une messe, c’est rappeler à celui qui nous a quitté que le Christ a donné sa vie pour lui, pécheur, et que tous nous avons vocation à ressusciter à l’image du Fils de Dieu.
Offrir une messe, c’est faire grandir dans le cœur de nos défunts le désir de goûter à la miséricorde de Dieu et la soif de le voir face-à-face. Ceux qui nous ont quitté nous manquent souvent, mais, de notre côté, ne leur manquons pas ! Nous pouvons continuer à les aimer par la prière et par nos offrandes. Nous pouvons, avec tous ceux qui sont déjà au Ciel, les saints connus et inconnus de la Toussaint, contribuer à remplir le Ciel. C’est un cadeau offert par Dieu lui-même : nous pouvons être participants du salut du monde, être les membres actifs de l’Église qui est au Ciel et sur la Terre. Loin de nous endormir comme la nature en automne, il nous faut préparer dès maintenant la moisson qui viendra et qui sera abondante !

Fraternellement,
Don Clément d’Uzer
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