Chers frères et sœurs,
Par grâce, cette année, la chandeleur tombe un dimanche, donnant au 2 février toute sa valeur dominicale ! Que se passe-t-il au juste, ce jour-là ?
— nous fêtons « la Présentation du Seigneur » au Temple, épisode lumineux et bien connu de la vie de Jésus (relire l’évangile de saint Luc, chapitre 2, versets 21 à 40),
— avec un peu de chance, et surtout de la farine, quelques œufs, un peu de lait, une pincée de sel…, nous mangeons des crêpes ! Heureuse déclinaison sucrée d’un événement sacré ;
— enfin et surtout, au début de la messe, si la logistique le permet (la sacristie ne recule devant aucun sacrifice), nous entrons en procession dans l’église, cierges allumés à la main…
Cette belle tradition, nous la connaissons grâce à une femme du IVème siècle, Égérie, qui en fit le récit après un pèlerinage à Jérusalem qu’elle avait entrepris. Ses écrits antiques nous font entrer dans la longue procession des fidèles d’alors, qui se rassemblaient le soir dans l’église du Saint-Sépulcre, pour faire mémoire de la Présentation du Seigneur, et ils partaient en procession. Déjà à l’époque, on bénissait et on allumait de nombreuses bougies, comme autant de symboles de la lumière du Christ : c’était une façon de vivre la prophétie du vieillard Syméon, désignant Jésus comme la « lumière des nations ».
Il est certes émouvant de vivre une tradition de plus de 1600 ans… mais plus encore de porter la lumière du Christ autour de nous. Voilà bien la force des cierges : rien d’autre que la force de notre foi en Jésus-Christ. Si dans quelques semaines le carême débute, déjà nous apercevons le cap : la lumière de la Résurrection. Alors portons fièrement ces cierges allumés avec foi, partout où cela est possible, et partageons autour de nous la lumière du monde !
« Que nul d’entre nous ne demeure à l’écart de cette lumière, comme un étranger ; que nul, alors qu’il en est inondé, ne s’obstine à rester plongé dans la nuit. Avançons tous dans la lumière, tous ensemble, illuminés, marchons à sa rencontre, avec le vieillard Syméon, accueillons cette lumière glorieuse et éternelle. Avec lui, exultons de tout notre cœur et chantons une hymne d’action de grâce à Dieu, Père de la lumière, qui nous a envoyé la clarté véritable pour chasser les ténèbres et nous rendre resplendissants. » Extrait d’un Sermon de St Sophrone, Patriarche de Jérusalem (v. 560-638)
Fraternellement,
don Vianney
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