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Balade dans la nature emmenée par don Pascal à la découverte des vertus des plantes, Une façon de vivre le dimanche sous le regard du Créateur, de se laisser enseigner par la nature et de partager un bon moment.


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Rejoignez nos chorales !

Chers paroissiens,

Les 22 et 23 novembre dernier, trois choristes de la Communauté de paroisses ont participé au Jubilé des chœurs et des chorales à Rome et à la messe célébrée par le Pape Léon XIV sur la Place St Pierre.

       Dans son homélie, le Pape nous a rappelé que notre tâche est « d’impliquer nos frères dans la louange de Dieu et de les rendre davantage participants à l’action liturgique à travers le chant … Dans le Christ, nous devenons des chanteurs de la grâce, des fils de l’Église qui trouvent dans le Ressuscité la cause de leur louange … Faire partie d’un chœur signifie donc avancer ensemble, en prenant nos frères par la main, en les aidant à marcher avec nous et en chantant avec eux la louange de Dieu, en les consolant dans leurs souffrances, en les exhortant lorsqu’ils semblent céder à la fatigue, en leur donnant de l’enthousiasme lorsque la fatigue semble l’emporter. Chanter nous rappelle que nous sommes une Église en marche, une authentique réalité synodale, capable de partager avec tous la vocation à la louange et à la joie, dans un pèlerinage d’amour et d’espérance ».

       Aussi, riche de cet enseignement, n’hésitez pas à rejoindre une de nos chorales (Ste Cécile, the Grace ou grégorienne) « pour la gloire de Dieu et l’édification spirituelle de vos frères » (Sacrosanctum Concilium).


Fraternellement

Marie-Laure Reimund, Présidente des chorales,

Ste Cécile, The Grace et grégorienne de l’Union Ste Cécile.


JUBILÉ DES CHŒURS ET DES CHORALES

     

HOMÉLIE DU PAPE LÉON XIV

Dimanche 23 novembre 2025 –

Solennité du Christ-Roi de l’Univers – Place Saint-Pierre

Chères sœurs et chers frères,

Dans le psaume responsorial, nous avons chanté : “Nous irons avec joie à la maison du Seigneur” (cf. Ps 121). La liturgie d’aujourd’hui nous invite donc à marcher ensemble dans la louange et la joie à la rencontre du Seigneur Jésus-Christ, Roi de l’Univers, Souverain doux et humble, Celui qui est le commencement et la fin de toutes choses. Son pouvoir c’est l’amour, son trône c’est la Croix et, par la Croix, son Royaume rayonne sur le monde. « De la Croix, il règne » (cf. Hymne Vexilla Regis) comme Prince de la paix et Roi de justice qui, dans sa Passion, révèle au monde l’immense miséricorde du cœur de Dieu. Cet amour est aussi l’inspiration et la raison de votre chant.

Chers choristes et musiciens, vous célébrez aujourd’hui votre jubilé et vous remerciez le Seigneur de vous avoir accordé le don et la grâce de le servir en offrant vos voix et vos talents pour sa gloire et pour l’édification spirituelle de vos frères (cf. Conc. œcum. Vat. II, Const. Sacrosanctum Concilium, n. 120). Votre tâche est de les impliquer dans la louange de Dieu et de les rendre davantage participants à l’action liturgique à travers le chant. Aujourd’hui, vous exprimez pleinement votre » “iubilum”, votre exultation qui naît d’un cœur inondé de la joie de la grâce.

Les grandes civilisations nous ont fait don de la musique afin que nous puissions exprimer ce que nous portons au plus profond de notre cœur et que les mots ne peuvent pas toujours exprimer. L’ensemble des sentiments et des émotions qui naissent en nous d’une relation vivante avec la réalité peuvent trouver leur expression dans la musique. Le chant, en particulier, est une expression naturelle et complète de l’être humain : l’esprit, les sentiments, le corps et l’âme s’y unissent pour communiquer les grandes choses de la vie. Comme nous le rappelle saint Augustin : “ Cantare amantis est” (cf. Sermo 336,1), c’est-à-dire “le chant est propre à celui qui aime” : celui qui chante exprime l’amour, mais aussi la souffrance, la tendresse et le désir qui habitent son cœur et, en même temps, il aime celui à qui il adresse son chant (cf. Enarrationes in Psalmos, 72,1).

Pour le Peuple de Dieu, le chant exprime l’invocation et la louange, il est le « cantique nouveau » que le Christ ressuscité élève vers le Père, en y faisant participer tous les baptisés, comme un unique corps animé de la Vie nouvelle de l’Esprit. Dans le Christ, nous devenons des chanteurs de la grâce, des fils de l’Église qui trouvent dans le Ressuscité la cause de leur louange. La musique liturgique devient ainsi un instrument précieux par lequel nous rendons louange à Dieu et exprimons la joie de la Vie nouvelle dans le Christ.

Saint Augustin nous exhorte encore à marcher en chantant, comme des voyageurs fatigués qui trouvent dans le chant un avant-goût de la joie qu’ils éprouveront lorsqu’ils atteindront leur but. « Chante mais marche […] avance dans le bien » (Sermo 256, 3). Faire partie d’un chœur signifie donc avancer ensemble en prenant nos frères par la main, en les aidant à marcher avec nous et en chantant avec eux la louange de Dieu, en les consolant dans leurs souffrances, en les exhortant lorsqu’ils semblent céder à la fatigue, en leur donnant de l’enthousiasme lorsque la fatigue semble l’emporter. Chanter nous rappelle que nous sommes une Église en marche, une authentique réalité synodale, capable de partager avec tous la vocation à la louange et à la joie, dans un pèlerinage d’amour et d’espérance.

Saint Ignace d’Antioche utilise également des mots touchants qui mettent en relation le chant du chœur et l’unité de l’Église : « Que l’on chante Jésus-Christ par votre unité et par votre amour concordant. Et que chacun devienne un chœur, afin que, dans l’harmonie de votre accord, prenant dans l’unité le ton de Dieu, vous chantiez d’une seule voix au Père par Jésus-Christ afin qu’il vous écoute et vous reconnaisse pour vos bonnes œuvres » (Saint Ignace d’Antioche, Ad Ephesios, IV). En effet, les différentes voix d’un chœur s’harmonisent entre elles pour donner naissance à une seule louange, symbole lumineux de l’Église, qui, dans l’amour, unit tout le monde en une seule douce mélodie.

Vous appartenez à des chorales qui exercent leur activité principalement dans le cadre du service liturgique. Votre service est un véritable ministère qui exige préparation, fidélité, compréhension mutuelle et, surtout, une vie spirituelle profonde, de sorte que si vous priez en chantant, vous aidez tout le monde à prier. C’est un ministère qui demande discipline et esprit de service, surtout lorsqu’il s’agit de préparer une liturgie solennelle ou un événement important pour vos communautés. La chorale est une petite famille de personnes différentes, unies par l’amour de la musique et le service rendu. Rappelez-vous cependant que la communauté est votre grande famille : vous n’êtes pas devant elle, mais vous en faites partie, engagés à la rendre plus unie en l’inspirant et en l’impliquant. Comme dans toutes les familles, des tensions ou de petits malentendus peuvent surgir, ce qui est normal lorsque l’on travaille ensemble et que l’on s’efforce d’atteindre un résultat. On peut dire que le chœur est en quelque sorte un symbole de l’Église qui, tendue vers son but, chemine dans l’histoire en louant Dieu. Même si ce chemin est parfois semé d’embûches et d’épreuves, et que les moments joyeux alternent avec d’autres plus difficiles, le chant allège le voyage et apporte réconfort et consolation.

Engagez-vous donc à transformer toujours davantage vos chœurs en un prodige d’harmonie et de beauté, soyez toujours davantage une image lumineuse de l’Église qui loue son Seigneur. Étudiez attentivement le Magistère, qui indique dans les documents conciliaires les normes pour accomplir au mieux votre service. Surtout, soyez capables de toujours faire participer le peuple de Dieu, sans céder à la tentation de l’exhibition qui exclut la participation active au chant de toute l’assemblée liturgique. Soyez, en cela, un signe éloquent de la prière de l’Église, qui exprime son amour pour Dieu à travers la beauté de la musique. Veillez à ce que votre vie spirituelle soit toujours à la hauteur du service que vous accomplissez, afin qu’il puisse exprimer authentiquement la grâce de la liturgie.

Je vous confie tous à la protection de sainte Cécile, vierge et martyre qui, ici à Rome, a élevé par sa vie le plus beau chant d’amour, en se donnant tout entière au Christ et en offrant à l’Église son témoignage lumineux de foi et d’amour. Continuons à chanter et faisons nôtre, une fois encore, l’invitation du psaume responsorial de la liturgie d’aujourd’hui : “Allons avec joie à la maison du Seigneur”.


             


   


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École d’oraison

La prière silencieuse, l’oraison, est au centre de la vie au Carmel. Cette prière est un élan du cœur qui nous remet chaque instant en présence de Dieu. L’oraison permet de faire grandir en chacun de nous, la rencontre et l’amitié profonde avec Jésus.

Nous cheminerons durant ce temps du carême pour nous mettre à l’école de Sainte Thérèse d’Avila et des saints du carmel

Contact :

  • Catherine Lallement – cathylallement68@orange.fr
  • Monique Braun – braunm4@gmail.com


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« Légaliser le pouvoir de donner la mort ne répond pas au devoir que nous avons d’accompagner la vie jusqu’au bout » – Cardinal Jean-Marc Aveline sur la fin de vie

Le cardinal Jean-Marc Aveline, Président de la Conférence des évêques de France, revient sur la tribune publiée par les évêques de France sur le sujet de la fin de vie, afin de « réveiller la conscience de ceux qui vont voter ».

Quel message les évêques de France ont-ils voulu faire passer dans la tribune publiée à propos de la proposition de loi sur l’aide à mourir ?

Les évêques de France ont publié ce texte parce qu’il nous semble que le moment est grave. Il est grave, dans notre histoire humaine, chaque fois que quelqu’un s’approche de la mort et vit les derniers instants de sa vie. Dans ces moments-là, on ne peut pas placer de mots et qu’on ne peut pas tenter de comprendre à la place de celui qui le vit. Mais il est grave aussi, parce que ce que contient l’actuelle proposition de loi, d’une part n’est pas nécessaire, d’autre part ne nous semble pas bon. Ce n’est pas nécessaire, parce que la loi Claeys-Leonetti ou la loi qui est en cours et vise à développer les soins palliatifs suffisent à garantir le fait que la société s’engage à ne pas laisser seul quelqu’un qui est aux portes de la mort et qui a besoin d’être accompagné. Et cela ne nous semble pas bon, parce que les mots qui sont employés ne sont pas justes, et que légaliser le pouvoir de donner la mort ne répond pas au devoir que nous avons d’accompagner la vie jusqu’au bout. C’est pour cela que nous avons décidé de publier cette tribune et de tenter de mobiliser, s’il est encore temps, pour que nous ne laissions personne seul et abandonné face à la mort, autant que faire se peut, mais que nous n’en venions pas à légaliser le principe de donner la mort.

Vous avez en effet évoqué le fait que les mots de « fraternité » et de « liberté » ont été détournés de leur sens…

Oui, ces mots de « liberté », de « fraternité », d’ « humanité » sont détournés de leur sens, parce que la véritable humanité, c’est celle qui accompagne et prend soin jusqu’au bout, mais pas celle qui donne le pouvoir de se supprimer. Des soignants témoignent souvent de situations où des personnes, qui auraient sans doute demandé la mort, se retrouvent accompagnées comme il convient et sont soulagées comme c’est nécessaire. Souvent, ce désir de mourir s’efface. Nous savons, parce que l’Église a aussi une certaine expertise dans ce domaine, que la vraie fraternité, la vraie l’humanité, la vraie liberté, permettent à la personne qui est aux prises avec cette difficulté, de souhaiter vivre. Le désir de vivre est plus fort que le droit à mourir.

Quel appel souhaitez-vous lancer ?

Le texte arrive au Sénat après quelques soubresauts, puis il reviendra à l’Assemblée. Ceux qui ont été élus, sénateurs ou députés, devront s’engager et prendre position. Nous voudrions qu’ils prennent conscience de la gravité de cette loi et des seuils qu’elle amènerait à franchir d’un point de vue anthropologique, et vis-à-vis desquels il serait très difficile, ensuite, d’assurer qu’ils restent dans les limites de l’humain. Quand nous regardons dans d’autres pays où de telles lois ont été votées, les clauses restrictives, mises au début, finissent par disparaître assez rapidement : cette perspective n’est pas à la hauteur de la dignité de l’humanité. C’est pour cette raison que nous voulons alerter les consciences de ceux qui voteront en notre nom, pour qu’ils puissent voter « non » à la proposition de loi sur l’ « aide à mourir », et surtout voter « oui » à celle encourageant les soins palliatifs, parce qu’un quart de la population en France n’a pas accès à ces soins. Or, quand elle y a accès, cela change tout. Je le sais moi-même : dans ma famille, j’ai eu trois décès récemment : une personne qui a pu bénéficier de soins palliatifs et deux autres qui en ont bénéficié seulement à la toute fin. Et cela change tout.

Mais si on demande à nos élus de voter dans ce sens, nous devons aussi nous engager pour accompagner ce vote, offrir notre disponibilité pour la mettre au service de cet accompagnement. Cela suppose une formation, mais il y a besoin de gens qui tiennent la main des autres. C’est donc aussi, pour nous tous, un appel à nous engager. Parfois, la famille est présente pour tenir la main, et c’est ce qu’il y a de mieux. Parfois, c’est le personnel soignant qui d’ailleurs, dans sa grande majorité, pour ce que j’en comprends, n’est pas favorable à cette loi. Les soignants ont bien compris que l’on est petit devant le mystère de la souffrance et de la mort et qu’il faut beaucoup d’humilité pour faire un peu d’humanité. Ils l’ont bien compris, ils le savent, ils le disent. Nous publions donc cette tribune pour réveiller la conscience de ceux qui vont voter, mais aussi celle de toutes les personnes de bonne volonté, pour que nous nous engagions à accompagner cette humanité à cause de laquelle nous prenons cette position maintenant. C’est une position qui est ferme et qui est appelante pour tous.

Invitez-vous les fidèles catholiques à prier davantage en ce moment particulier ?

Oui, dans ce moment, mais pas uniquement. Dans ce moment, parce qu’il se joue quelque chose d’assez grave. C’est rare que l’Église de France intervienne pour dire « Attention ! » Ce n’est pas nous qui votons, mais c’est nous qui alertons. Effectivement, il y a besoin de la force de la prière pour peser sur les consciences. Mais la prière ne s’arrête pas là. C’est une force qui est grande et qui peut aider tous ceux qui sont confrontés aux portes de la mort à se sentir mystérieusement soutenus, parce que d’autres prient pour eux.


Nous vous relayons cette vidéo de frère Paul-Adrien, il s’agit d’une interview d’un juriste dont le travail permet de comprendre le contenu de la loi en cours d’examen au Sénat et la révolution philosophique que cette loi contient.

     

             


   


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Dans les prochains jours, le Sénat examinera une proposition de loi instituant un « droit à l’aide à mourir ». Ce débat engage notre société dans ce qu’elle a de plus intime et de plus grave : la manière dont elle accompagne ses membres les plus vulnérables jusqu’au terme de leur vie.

Nous, évêques de France, voulons redire notre profond respect pour les personnes confrontées à la fin de vie, à la maladie grave ou incurable, à la souffrance et à la peur de dépendre des autres. L’Église a une longue expérience d’accompagnement des malades ou des personnes en situation de handicap, des aidants, des soignants, des aumôniers d’hôpitaux ou d’Ehpad, et nous entendons l’angoisse de celles et ceux qui redoutent la douleur, la solitude ou la perte de maîtrise. Nous rencontrons directement cette angoisse, quand des personnes proches, des membres de nos familles, des fidèles de nos diocèses, y sont confrontés et nous la partagent. Ces peurs sont réelles. Elles appellent des réponses humaines, fraternelles, médicales et sociales à la hauteur.

Depuis plus de vingt-cinq ans, la France a fait un choix singulier et précieux : refuser à la fois l’acharnement déraisonnable et la mort provoquée, en affirmant à la fois le droit de ne pas souffrir et le devoir d’accompagner la vie jusqu’au bout. Les lois successives, jusqu’à la loi Claeys-Leonetti et, aujourd’hui, la nouvelle loi en cours d’élaboration pour l’égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs, dessinent une « voie française » cohérente, reconnue, fondée sur le développement de la culture palliative, la prise en compte de la parole du patient, les directives anticipées et la possibilité de la sédation profonde et continue, non pour donner la mort mais pour soulager la douleur.  

Les soins palliatifs sont l’unique bonne réponse aux situations éprouvantes de la fin de vie et nous exprimons ici notre reconnaissance aux élus qui, par leur vote, soutiennent l’actuelle proposition de loi pour l’égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs. Beaucoup de soignants engagés dans cette voie témoignent que la prise en considération de la personne en fin de vie ou malade, dans sa dimension physique, mais aussi psychologique, relationnelle et, le cas échéant, spirituelle, telle que le proposent les soins palliatifs, entraîne quasiment toujours chez les patients en fin de vie la disparition des demandes à mourir. Car même derrière une demande de mort, c’est souvent le désir de vivre qui se dit. Pour permettre à tous d’accéder aux soins palliatifs, l’Église, qui est déjà présente dans le monde hospitalier et la pratique des soins, est prête à apporter sa contribution au développement de la culture palliative, en intensifiant son engagement sur le sujet.

Dès lors, une question s’impose : pourquoi une nouvelle loi ? Si l’« on meurt mal en France », comme on l’entend parfois, ce n’est pas parce que l’administration d’une substance létale aux patients n’est pas encore autorisée, mais parce que la loi existante est insuffisamment appliquée et que l’accès aux soins palliatifs demeure très inégal sur le territoire national. Aujourd’hui encore, près d’un quart des besoins en soins palliatifs ne sont pas couverts. Comment proposer la mort comme une option, quand l’accès effectif au soin, au soulagement de la douleur (les progrès médicaux permettent de venir à bout de quasiment toutes les douleurs réfractaires), à la présence humaine et à l’accompagnement n’est pas garanti pour tous ?

Légaliser l’euthanasie ou le suicide assisté changerait profondément la nature de notre pacte social. Derrière des mots qui se veulent rassurants se cache une réalité que le langage tend à dissimuler. Présenter l’euthanasie et le suicide assisté comme des actes de soin brouille gravement les repères éthiques. On détourne les mots de leur véritable sens pour mieux anesthésier les consciences : ce brouillage n’est jamais neutre. On ne prend pas soin de la vie en donnant la mort.

Nous refusons en particulier l’instrumentalisation de notions essentielles telles que la dignité, la liberté ou la fraternité.

Nous rappelons avec force que la dignité d’une personne humaine n’est pas variable selon son état de santé, son autonomie ou son utilité sociale ; elle est inhérente à son humanité, jusqu’au bout. Elle est inaliénable.

La liberté, quant à elle, ne peut être pensée de manière abstraite, comme si la souffrance, la peur, la solitude ou la pression sociale n’avaient aucun impact sur le discernement.  La demande d’en finir avec la vie n’est-elle pas une demande d’en finir avec une vie qui ne correspond plus aux critères socialement normés : être en bonne santé, utile, valide et ne pas représenter un poids financier a priori lourd ? La liberté ainsi conçue risque de devenir une pression silencieuse, surtout pour les plus fragiles. La liberté de tout individu doit aussi être envisagée dans sa dimension relationnelle : nous sommes interdépendants et les choix des uns engagent les autres. Faire porter un choix de mort à un malade, à une famille, à une équipe médicale formée pour soigner et non pour tuer, c’est nier le mystère de communion qui nous lie les uns aux autres. Paul Ricoeur invitait à « penser à la responsabilité qu’on a des autres, qui sont confiés à notre soin et à notre garde, et pas seulement à la responsabilité qu’on a à l’égard de soi-même. »*  

Enfin, évoquer une « loi de fraternité » quand il s’agit de faire mourir, de donner la possibilité de s’administrer une substance létale, ou d’inciter un soignant de le faire contre sa conscience, est un mensonge. La fraternité, valeur centrale de notre République, ne consiste pas à hâter la mort de ceux qui souffrent ou à forcer des soignants à la provoquer, mais au contraire à ne jamais abandonner celles et ceux qui vivent ces moments si difficiles et douloureux. La fraternité invite à refuser définitivement la tentation de donner la mort, et, dans le même temps, à s’engager résolument pour développer effectivement les soins palliatifs sur tout le territoire, à renforcer la formation des soignants, à soutenir les aidants, à rompre la solitude et à reconnaître que la vulnérabilité fait partie de la condition humaine.

Aussi, nous appelons solennellement les responsables politiques à mesurer la portée anthropologique, sociale et éthique de leurs débats et de leurs votes. Nous comptons sur la décision personnelle et courageuse de nos élus nationaux. La vie, à toutes ses étapes et jusqu’à la fin, n’est pas une cause que l’on porte comme une autre, avec des idées toutes faites et l’orgueil de nous croire tout-puissants, mais un mystère à accueillir, avec une écoute attentive de ceux que la souffrance transperce et avec humilité : il faut beaucoup d’humilité pour un peu d’humanité.

Notre motivation n’est pas d’abord ni exclusivement confessionnelle. Nous voulons donner un écho à l’inquiétude profonde exprimée par de très nombreuses personnes malades, personnes en situation de handicap, familles ou soignants. Avec cette proposition de loi, ces derniers seraient encore en première ligne et sommés de poser des actes contraires à l’éthique du soin et au pacte de confiance qui les lie aux patients et à leurs familles ou leurs proches. Le risque est grand de mettre à mal la relation de confiance entre le soignant, le soigné, son entourage proche.

Le vote qui se présente aux représentants de la Nation n’engage donc pas seulement un choix individuel, mais un choix de société. Car au-delà de « l’aide à mourir », c’est la question du sens de la vie, de la souffrance et de la mort qui se pose à nous. Une vie humaine, aussi affaiblie soit-elle, peut-elle décemment être considérée comme inutile au point de s’en débarrasser ? Sommes-nous des êtres parfaitement autonomes ou des personnes qui faisons alliance pour prendre soin les unes et les autres ? L’inquiétude humaine aux confins de la mort est-elle une absurdité à effacer ou une condition de notre existence, à soulager et à accompagner ?

Nous croyons qu’une société grandit, non pas lorsqu’elle propose la mort comme solution, mais bien lorsqu’elle se mobilise pour accompagner la fragilité et protéger la vie, jusqu’au bout. Le chemin est exigeant, certes, mais c’est le seul qui soit véritablement humain, digne et fraternel.

Les évêques du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France

     

             


   


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Cette année, le thème a été choisi par l’Église arménienne apostolique :
« Il y a un seul corps et un seul Esprit, de même que votre vocation vous a appelés à une
même espérance » Éphésiens au Chapitre 4 verset 4

  • 2 temps forts de la semaine :

Samedi 24 janvier 2026 : Journée œcuménique à la façon de Taizé . Espérer contre toute
Espérance

  • 15h30 : Table ronde et partage biblique à la Maison du Loewensfels rue des
    Franciscains (flyer)
  • 20h : Veillée de prière oecuménique et intergénérationnelle avec des chants de
    Taizé à l’église Ste Marie.
    Dimanche 25 janvier 2026 à 10h : Célébration oecuménique au Temple St Jean, rue de
    la Synagogue.

        

      

             


   


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Où ? Locaux du Sacré-Coeur

Pizza ? 5€ – Merci de vous inscrire sur les liens ci-dessous

Film lycéens : Father Stu – Bande annonce

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Prie avec le pape !

        

Chers paroissiens,

En ce mois de janvier le pape Léon XIV nous exhorte à redécouvrir la prière en apprenant à écouter chaque jour les Écritures, dans une vidéo -aux modalités nouvelles- présentant ses intentions de prière pour le mois de janvier. Ce faisant, il inaugure le projet « Prie avec le Pape », une initiative qui s’inscrit dans la continuité de la mission lancée par le Pape François il y a dix ans afin de s’unir spirituellement dans la prière avec le Souverain pontife.

« Prie avec le Pape » est une initiative mondiale du Réseau Mondial de Prière du Pape où le Saint-Père partage son intention de prière mensuelle, une invitation à prier et à se mobiliser pour les défis de l’humanité et de la mission de l’Église, à travers La Vidéo du Pape et L’Audio du Pape. Simple et accessible, elle permet à chacun, où qu’il se trouve, de prendre un moment pour prier avec le Pape et rester connecté à la mission de l’Église. Qu’en ce début d’année, cette initiative que je vous invite à rejoindre, nous renouvelle dans notre façon de prier.

      

Bonne et sainte année 2026 !

Don Pascal Boulic

             


   


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Retour en images sur l’Avent et Noël 2025

  • La Crèche faite par les enfants du Sacré-Coeur dans le narthex encadrés par Léa pendant les 4 dimanches de l’Avent


  • Fête de St Nicolas à Saint-Étienne le 6 décembre 2025
  • Veillée de louanges et de prières le 19 décembre

  • Messe de la nuit de Noël
  • Messe grégorienne Unitas de Noël

  • Repas de Noël le 25 décembre au Sacré-Cœur
  • Messe de la fête patronale le 26 décembre présidée par Mgr Pascal Delannoy

  • Galette des rois des bénévoles samedi 10 janvier 2026 au Sacré Coeur

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