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Écouter et jeûner, le Carême comme temps de conversion

Message du Saint Père Léon XIV pour le Carême 2026

Chers frères et sœurs !

Le Carême est le temps où l’Église, avec une sollicitude maternelle, nous invite à remettre le mystère de Dieu au centre de notre vie, afin que notre foi retrouve son élan et que notre cœur ne se disperse pas entre les inquiétudes et les distractions quotidiennes.

Tout cheminement de conversion commence lorsque nous nous laissons rejoindre par la Parole et que nous l’accueillons avec docilité d’esprit. Il existe donc un lien entre le don de la Parole de Dieu, l’espace d’hospitalité que nous lui offrons et la transformation qu’elle opère. C’est pourquoi le cheminement du Carême devient une occasion propice pour prêter l’oreille à la voix du Seigneur et renouveler la décision de suivre le Christ, en parcourant avec Lui le chemin qui monte à Jérusalem où s’accomplit le mystère de sa passion, de sa mort et de sa résurrection.

Écouter

Cette année, je voudrais attirer l’attention, en premier lieu, sur l’importance de laisser place à la Parole à travers l’écoute, car la disposition à écouter est le premier signe par lequel se manifeste le désir d’entrer en relation avec l’autre.

Dieu Lui-même, se révélant à Moïse depuis le buisson ardent, montre que l’écoute est un trait distinctif de son être : « J’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris » (Ex 3, 7). L’écoute du cri de l’opprimé est le début d’une histoire de libération dans laquelle le Seigneur implique également Moïse, en l’envoyant ouvrir une voie de salut à ses enfants réduits en esclavage.

Un Dieu engageant nous rejoint aujourd’hui aussi avec des pensées qui font vibrer son cœur. Pour cela, l’écoute de la Parole dans la liturgie nous éduque à une écoute plus authentique de la réalité : parmi les nombreuses voix qui traversent notre vie personnelle et sociale, les Saintes Écritures nous rendent capables de reconnaître celle qui s’élève de la souffrance et de l’injustice, afin qu’elle ne reste pas sans réponse. Entrer dans cette disposition intérieure de réceptivité c’est se laisser instruire aujourd’hui par Dieu à écouter comme Lui, jusqu’à reconnaître que « la condition des pauvres est un cri qui, dans l’histoire de l’humanité, interpelle constamment notre vie, nos sociétés, nos systèmes politiques et économiques et, enfin et surtout, l’Église ».

Jeûner

Si le Carême est un temps d’écoute, le jeûne constitue une pratique concrète qui dispose à l’accueil de la Parole de Dieu. L’abstinence de nourriture est, en effet, un exercice ascétique très ancien et irremplaçable dans le chemin de conversion. Précisément parce qu’il implique le corps, il rend plus évident ce dont nous avons “faim” et ce que nous considérons comme essentiel à notre subsistance. Il sert donc à discerner et à ordonner les “appétits”, à maintenir vigilant la faim et la soif de justice en les soustrayant à la résignation, en les éduquant pour qu’ils deviennent prière et responsabilité envers le prochain.

Saint Augustin, avec finesse spirituelle, laisse entrevoir la tension entre le temps présent et l’accomplissement futur qui traverse cette garde du cœur, lorsqu’il observe que : « Au cours de la vie terrestre, il appartient aux hommes d’avoir faim et soif de justice, mais en être rassasiés appartient à l’autre vie. Les anges se rassasient de ce pain, de cette nourriture. Les hommes, en revanche, en ont faim, ils sont tous tendus vers le désir de celui-ci. Cette tension dans le désir dilate l’âme, augmente sa capacité ». [2] Le jeûne, compris dans ce sens, nous permet non seulement de discipliner le désir, de le purifier et de le rendre plus libre, mais aussi de l’élargir de manière à ce qu’il se tourne vers Dieu et s’oriente à accomplir le bien.

Cependant, pour que le jeûne conserve sa vérité évangélique et échappe à la tentation d’enorgueillir le cœur, il doit toujours être vécu dans la foi et l’humilité. Cela exige de rester enraciné dans la communion avec le Seigneur parce que « personne ne jeûne vraiment s’il ne sait pas se nourrir de la Parole de Dieu ». En tant que signe visible de notre engagement intérieur à nous soustraire, avec le soutien de la grâce, au péché et au mal, le jeûne doit également inclure d’autres formes de privation visant à nous faire acquérir un mode de vie plus sobre, car « c’est l’austérité seule qui rend authentique et forte notre vie chrétienne ».

Je voudrais donc vous inviter à une forme d’abstention très concrète et souvent peu appréciée, celle des paroles qui heurtent et blessent le prochain. Commençons par désarmer le langage en renonçant aux mots tranchants, aux jugements hâtifs, à médire de qui est absent et ne peut se défendre, aux calomnies. Efforçons-nous plutôt d’apprendre à mesurer nos paroles et à cultiver la gentillesse : au sein de la famille, entre amis, dans les lieux de travail, sur les réseaux sociaux, dans les débats politiques, dans les moyens de communication, dans les communautés chrétiennes. Alors, nombre de paroles de haine laisseront place à des paroles d’espoir et de paix.

Ensemble

Enfin, le Carême met en évidence la dimension communautaire de l’écoute de la Parole et de la pratique du jeûne. L’Écriture souligne également cet aspect de nombreuses façons. Par exemple, lorsqu’elle raconte, dans le livre de Néhémie, que le peuple se rassembla pour écouter la lecture publique du livre de la Loi et, pratiquant le jeûne, se disposa à la confession de foi et à l’adoration afin de renouveler l’alliance avec Dieu (cf. Ne 9, 1-3).

De même, nos paroisses, les familles, les groupes ecclésiaux et les communautés religieuses sont appelés à accomplir pendant le Carême un cheminement commun dans lequel l’écoute de la Parole de Dieu, tout comme celle du cri des pauvres et de la terre, devienne une forme de vie commune et dans lequel le jeûne soutienne une authentique repentance. Dans cette perspective, la conversion concerne, outre la conscience de chacun, le style des relations, la qualité du dialogue, la capacité à se laisser interroger par la réalité et à reconnaître ce qui oriente véritablement le désir, tant dans nos communautés ecclésiales que dans l’humanité assoiffée de justice et de réconciliation.

Biens aimés, demandons la grâce d’un Carême qui rende notre oreille plus attentive à Dieu et aux plus démunis. Demandons la force d’un jeûne qui passe aussi par la langue, afin que diminuent les paroles qui blessent et que grandisse l’espace pour la voix de l’autre. Et faisons en sorte que nos communautés deviennent des lieux où le cri de ceux qui souffrent soit accueilli et où l’écoute engendre des chemins de libération, nous rendant plus prompts et plus diligents à contribuer à l’édification de la civilisation de l’amour.

Je vous bénis de tout cœur ainsi que votre cheminement de Carême.Du Vatican, le 5 février 2026, mémoire de sainte Agathe, vierge et martyre.

Pape Léon XIV

       

        

     


   


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Chemin de Carême 2026

Venez retrouver l’évangile du dimanche et suivre le Christ sur le grand chemin de Carême playmobil. Chaque dimanche, un nouvel épisode est représenté, puis toute la Semaine Sainte au jour le jour ! Enfants et grands enfants, nous pourrons aussi inviter nos proches, même éloignés de la foi, à découvrir le temps du Carême et le don de Dieu pour nous sauver.

Pour les groupes/classes, vous pouvez contacter don Clément pour une visite personnalisée et interactive.

  • Mercredi des Cendres :

       

        

     

Bon et saint Carême à tous !


   


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Carême 2026, une retraite paroissiale !

Chers paroissiens,  

Nous entrerons mercredi prochain lors de la messe des Cendres dans le temps du Carême avec toute l’Église. Ce temps nous est donné pour convertir notre cœur, être purifié intérieurement et nous ouvrir davantage à la présence de Dieu et à celle de nos proches.

Je vous propose un Kit de Carême, composé de 3 objets :

  •  le livret “Resurrectio 2026” où vous trouverez toutes les propositions paroissiales autour de la prière, du jeûne et de la sobriété ainsi que du partage,
  •  le “Compagnon du Carême » Magnificat avec des textes choisis pour nourrir votre méditation quotidienne
  •  un bracelet violet “Convertissez-vous et croyez à l’Évangile” signe visible et discret de notre démarche spirituelle et communautaire.

N’hésitez pas à offrir ce kit autour de vous afin de nous entraider et de nous stimuler les uns les autres.



Nous vous proposons également d’élargir notre adoration continue à la nuit du mardi au mercredi. Chacun pourra s’inscrire en ligne ou sur place, de façon ponctuelle (une ou plusieurs fois pendant le Carême) en choisissant 1h d’adoration à la chapelle du Sacré Cœur du mardi 21h au mercredi 9h (à partir du mercredi 9h l’adoration se prolonge jusqu’au vendredi 23h comme chaque semaine de l’année).



Je vous souhaite d’avance un beau Carême 2026, qu’il puisse porter de beaux fruits spirituels dans nos vies et dans le monde ! 

Bien fraternellement

Don Pascal Boulic

  


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Les Journées d’Avril – du 20 au 24 avril 2026

Les « Journées d’Avril » sont une proposition de l’Association Amicale des Portes de Mulhouse, pour les enfants (6 à 11 ans – CP à CM2) pendant la deuxième semaine des vacances de Pâques du lundi 20 avril au vendredi 24 avril 2026, de 9h à 16h30 (ouverture dès 8h et fermeture à 18h). 

Une équipe qualifiée et expérimentée prendra soin de vos enfants tout au long de la journée, dans une ambiance familiale, un cadre sécurisé et convivial. Au programme :

  • jeux collectifs & sport
  • aide aux devoirs 
  • ateliers cuisine, ateliers créatifs
  • histoires à la chapelle & temps spi 

Prévoir un pique-nique pour le déjeuner.



Tarifs

  • Tarif de base : 100,00 €
  • Tarif solidaire : 120,00 € (aidez-nous à soutenir les familles qui en ont besoin !)

Réductions

  • -20 % sur le montant global pour l’inscription de 2 enfants
  • -30 % sur le montant global pour l’inscription de 3 enfants
  • -50 % sur le montant global pour l’inscription de 4 enfants

Contacts

Lieu des Journées du Sacré-Cœur

Locaux du Sacré-Cœur (accès par la rue du Molkenrain), 84 rue de Verdun, 68100 MULHOUSE   


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Grande quête diocésaine

Message de Mgr Pascal DELANNOY

Chers fidèles du diocèse,

Baptisés nous vivons une époque passionnante !

         Ce propos peut vous paraître quelque peu provocateur alors que les sujets d’inquiétude ne manquent pas et que les épreuves qui marquent la vie des uns et des autres sont parfois redoutables. Alors, pourquoi cette époque est-elle passionnante pour nous disciples du Christ ? Tout simplement parce que nous reprenons conscience de notre identité ou si vous préférez de notre originalité. Nous ne sommes plus en période de chrétienté où l’ensemble de la société, ou moins dans sa dimension culturelle, était marquée par le christianisme. La foi se transmettait alors quasi-automatiquement d’une génération à l’autre.

         Quand j’étais enfant et que Monsieur le curé venait nous parler de la mission il n’évoquait jamais notre pays puisque celui-ci était réputé évangélisé. Être missionnaire c’était alors partir en Afrique ou en Asie ! Aujourd’hui ceux et celles qui nous entourent et qui ne partagent pas notre foi nous en font comprendre l’originalité par leurs questions et leurs étonnements. Ils s’intéressent à notre espérance qui nous permet d’envisager l’avenir avec confiance, à notre foi qui nous aide à traverser les épreuves de la vie, à notre charité qui résiste à l’épreuve du temps et de l’ingratitude. Ils sont de plus en plus nombreux ces enfants et ces adultes qui, ayant rencontrés sur leur chemin des témoins de la foi, demandent à recevoir le baptême.

Par votre participation à la grande quête diocésaine vous favoriserez cette dynamique missionnaire par la mise en place de parcours de formation et de catéchèse, par la prise en charge des séminaristes et par le soutien des mouvements et associations de fidèles qui accueillent des personnes parfois éloignées de l’Église mais qui désirent de cheminer avec le Christ.

Je vous remercie par avance de votre don et vous assure de ma communion de prière pour vous et vos familles.

Mgr Pascal DELANNOY
Archevêque de Strasbourg

     


   


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Rejoignez nos chorales !

Chers paroissiens,

Les 22 et 23 novembre dernier, trois choristes de la Communauté de paroisses ont participé au Jubilé des chœurs et des chorales à Rome et à la messe célébrée par le Pape Léon XIV sur la Place St Pierre.

       Dans son homélie, le Pape nous a rappelé que notre tâche est « d’impliquer nos frères dans la louange de Dieu et de les rendre davantage participants à l’action liturgique à travers le chant … Dans le Christ, nous devenons des chanteurs de la grâce, des fils de l’Église qui trouvent dans le Ressuscité la cause de leur louange … Faire partie d’un chœur signifie donc avancer ensemble, en prenant nos frères par la main, en les aidant à marcher avec nous et en chantant avec eux la louange de Dieu, en les consolant dans leurs souffrances, en les exhortant lorsqu’ils semblent céder à la fatigue, en leur donnant de l’enthousiasme lorsque la fatigue semble l’emporter. Chanter nous rappelle que nous sommes une Église en marche, une authentique réalité synodale, capable de partager avec tous la vocation à la louange et à la joie, dans un pèlerinage d’amour et d’espérance ».

       Aussi, riche de cet enseignement, n’hésitez pas à rejoindre une de nos chorales (Ste Cécile, the Grace ou grégorienne) « pour la gloire de Dieu et l’édification spirituelle de vos frères » (Sacrosanctum Concilium).


Fraternellement

Marie-Laure Reimund, Présidente des chorales,

Ste Cécile, The Grace et grégorienne de l’Union Ste Cécile.


JUBILÉ DES CHŒURS ET DES CHORALES

     

HOMÉLIE DU PAPE LÉON XIV

Dimanche 23 novembre 2025 –

Solennité du Christ-Roi de l’Univers – Place Saint-Pierre

Chères sœurs et chers frères,

Dans le psaume responsorial, nous avons chanté : “Nous irons avec joie à la maison du Seigneur” (cf. Ps 121). La liturgie d’aujourd’hui nous invite donc à marcher ensemble dans la louange et la joie à la rencontre du Seigneur Jésus-Christ, Roi de l’Univers, Souverain doux et humble, Celui qui est le commencement et la fin de toutes choses. Son pouvoir c’est l’amour, son trône c’est la Croix et, par la Croix, son Royaume rayonne sur le monde. « De la Croix, il règne » (cf. Hymne Vexilla Regis) comme Prince de la paix et Roi de justice qui, dans sa Passion, révèle au monde l’immense miséricorde du cœur de Dieu. Cet amour est aussi l’inspiration et la raison de votre chant.

Chers choristes et musiciens, vous célébrez aujourd’hui votre jubilé et vous remerciez le Seigneur de vous avoir accordé le don et la grâce de le servir en offrant vos voix et vos talents pour sa gloire et pour l’édification spirituelle de vos frères (cf. Conc. œcum. Vat. II, Const. Sacrosanctum Concilium, n. 120). Votre tâche est de les impliquer dans la louange de Dieu et de les rendre davantage participants à l’action liturgique à travers le chant. Aujourd’hui, vous exprimez pleinement votre » “iubilum”, votre exultation qui naît d’un cœur inondé de la joie de la grâce.

Les grandes civilisations nous ont fait don de la musique afin que nous puissions exprimer ce que nous portons au plus profond de notre cœur et que les mots ne peuvent pas toujours exprimer. L’ensemble des sentiments et des émotions qui naissent en nous d’une relation vivante avec la réalité peuvent trouver leur expression dans la musique. Le chant, en particulier, est une expression naturelle et complète de l’être humain : l’esprit, les sentiments, le corps et l’âme s’y unissent pour communiquer les grandes choses de la vie. Comme nous le rappelle saint Augustin : “ Cantare amantis est” (cf. Sermo 336,1), c’est-à-dire “le chant est propre à celui qui aime” : celui qui chante exprime l’amour, mais aussi la souffrance, la tendresse et le désir qui habitent son cœur et, en même temps, il aime celui à qui il adresse son chant (cf. Enarrationes in Psalmos, 72,1).

Pour le Peuple de Dieu, le chant exprime l’invocation et la louange, il est le « cantique nouveau » que le Christ ressuscité élève vers le Père, en y faisant participer tous les baptisés, comme un unique corps animé de la Vie nouvelle de l’Esprit. Dans le Christ, nous devenons des chanteurs de la grâce, des fils de l’Église qui trouvent dans le Ressuscité la cause de leur louange. La musique liturgique devient ainsi un instrument précieux par lequel nous rendons louange à Dieu et exprimons la joie de la Vie nouvelle dans le Christ.

Saint Augustin nous exhorte encore à marcher en chantant, comme des voyageurs fatigués qui trouvent dans le chant un avant-goût de la joie qu’ils éprouveront lorsqu’ils atteindront leur but. « Chante mais marche […] avance dans le bien » (Sermo 256, 3). Faire partie d’un chœur signifie donc avancer ensemble en prenant nos frères par la main, en les aidant à marcher avec nous et en chantant avec eux la louange de Dieu, en les consolant dans leurs souffrances, en les exhortant lorsqu’ils semblent céder à la fatigue, en leur donnant de l’enthousiasme lorsque la fatigue semble l’emporter. Chanter nous rappelle que nous sommes une Église en marche, une authentique réalité synodale, capable de partager avec tous la vocation à la louange et à la joie, dans un pèlerinage d’amour et d’espérance.

Saint Ignace d’Antioche utilise également des mots touchants qui mettent en relation le chant du chœur et l’unité de l’Église : « Que l’on chante Jésus-Christ par votre unité et par votre amour concordant. Et que chacun devienne un chœur, afin que, dans l’harmonie de votre accord, prenant dans l’unité le ton de Dieu, vous chantiez d’une seule voix au Père par Jésus-Christ afin qu’il vous écoute et vous reconnaisse pour vos bonnes œuvres » (Saint Ignace d’Antioche, Ad Ephesios, IV). En effet, les différentes voix d’un chœur s’harmonisent entre elles pour donner naissance à une seule louange, symbole lumineux de l’Église, qui, dans l’amour, unit tout le monde en une seule douce mélodie.

Vous appartenez à des chorales qui exercent leur activité principalement dans le cadre du service liturgique. Votre service est un véritable ministère qui exige préparation, fidélité, compréhension mutuelle et, surtout, une vie spirituelle profonde, de sorte que si vous priez en chantant, vous aidez tout le monde à prier. C’est un ministère qui demande discipline et esprit de service, surtout lorsqu’il s’agit de préparer une liturgie solennelle ou un événement important pour vos communautés. La chorale est une petite famille de personnes différentes, unies par l’amour de la musique et le service rendu. Rappelez-vous cependant que la communauté est votre grande famille : vous n’êtes pas devant elle, mais vous en faites partie, engagés à la rendre plus unie en l’inspirant et en l’impliquant. Comme dans toutes les familles, des tensions ou de petits malentendus peuvent surgir, ce qui est normal lorsque l’on travaille ensemble et que l’on s’efforce d’atteindre un résultat. On peut dire que le chœur est en quelque sorte un symbole de l’Église qui, tendue vers son but, chemine dans l’histoire en louant Dieu. Même si ce chemin est parfois semé d’embûches et d’épreuves, et que les moments joyeux alternent avec d’autres plus difficiles, le chant allège le voyage et apporte réconfort et consolation.

Engagez-vous donc à transformer toujours davantage vos chœurs en un prodige d’harmonie et de beauté, soyez toujours davantage une image lumineuse de l’Église qui loue son Seigneur. Étudiez attentivement le Magistère, qui indique dans les documents conciliaires les normes pour accomplir au mieux votre service. Surtout, soyez capables de toujours faire participer le peuple de Dieu, sans céder à la tentation de l’exhibition qui exclut la participation active au chant de toute l’assemblée liturgique. Soyez, en cela, un signe éloquent de la prière de l’Église, qui exprime son amour pour Dieu à travers la beauté de la musique. Veillez à ce que votre vie spirituelle soit toujours à la hauteur du service que vous accomplissez, afin qu’il puisse exprimer authentiquement la grâce de la liturgie.

Je vous confie tous à la protection de sainte Cécile, vierge et martyre qui, ici à Rome, a élevé par sa vie le plus beau chant d’amour, en se donnant tout entière au Christ et en offrant à l’Église son témoignage lumineux de foi et d’amour. Continuons à chanter et faisons nôtre, une fois encore, l’invitation du psaume responsorial de la liturgie d’aujourd’hui : “Allons avec joie à la maison du Seigneur”.


             


   


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« Légaliser le pouvoir de donner la mort ne répond pas au devoir que nous avons d’accompagner la vie jusqu’au bout » – Cardinal Jean-Marc Aveline sur la fin de vie

Le cardinal Jean-Marc Aveline, Président de la Conférence des évêques de France, revient sur la tribune publiée par les évêques de France sur le sujet de la fin de vie, afin de « réveiller la conscience de ceux qui vont voter ».

Quel message les évêques de France ont-ils voulu faire passer dans la tribune publiée à propos de la proposition de loi sur l’aide à mourir ?

Les évêques de France ont publié ce texte parce qu’il nous semble que le moment est grave. Il est grave, dans notre histoire humaine, chaque fois que quelqu’un s’approche de la mort et vit les derniers instants de sa vie. Dans ces moments-là, on ne peut pas placer de mots et qu’on ne peut pas tenter de comprendre à la place de celui qui le vit. Mais il est grave aussi, parce que ce que contient l’actuelle proposition de loi, d’une part n’est pas nécessaire, d’autre part ne nous semble pas bon. Ce n’est pas nécessaire, parce que la loi Claeys-Leonetti ou la loi qui est en cours et vise à développer les soins palliatifs suffisent à garantir le fait que la société s’engage à ne pas laisser seul quelqu’un qui est aux portes de la mort et qui a besoin d’être accompagné. Et cela ne nous semble pas bon, parce que les mots qui sont employés ne sont pas justes, et que légaliser le pouvoir de donner la mort ne répond pas au devoir que nous avons d’accompagner la vie jusqu’au bout. C’est pour cela que nous avons décidé de publier cette tribune et de tenter de mobiliser, s’il est encore temps, pour que nous ne laissions personne seul et abandonné face à la mort, autant que faire se peut, mais que nous n’en venions pas à légaliser le principe de donner la mort.

Vous avez en effet évoqué le fait que les mots de « fraternité » et de « liberté » ont été détournés de leur sens…

Oui, ces mots de « liberté », de « fraternité », d’ « humanité » sont détournés de leur sens, parce que la véritable humanité, c’est celle qui accompagne et prend soin jusqu’au bout, mais pas celle qui donne le pouvoir de se supprimer. Des soignants témoignent souvent de situations où des personnes, qui auraient sans doute demandé la mort, se retrouvent accompagnées comme il convient et sont soulagées comme c’est nécessaire. Souvent, ce désir de mourir s’efface. Nous savons, parce que l’Église a aussi une certaine expertise dans ce domaine, que la vraie fraternité, la vraie l’humanité, la vraie liberté, permettent à la personne qui est aux prises avec cette difficulté, de souhaiter vivre. Le désir de vivre est plus fort que le droit à mourir.

Quel appel souhaitez-vous lancer ?

Le texte arrive au Sénat après quelques soubresauts, puis il reviendra à l’Assemblée. Ceux qui ont été élus, sénateurs ou députés, devront s’engager et prendre position. Nous voudrions qu’ils prennent conscience de la gravité de cette loi et des seuils qu’elle amènerait à franchir d’un point de vue anthropologique, et vis-à-vis desquels il serait très difficile, ensuite, d’assurer qu’ils restent dans les limites de l’humain. Quand nous regardons dans d’autres pays où de telles lois ont été votées, les clauses restrictives, mises au début, finissent par disparaître assez rapidement : cette perspective n’est pas à la hauteur de la dignité de l’humanité. C’est pour cette raison que nous voulons alerter les consciences de ceux qui voteront en notre nom, pour qu’ils puissent voter « non » à la proposition de loi sur l’ « aide à mourir », et surtout voter « oui » à celle encourageant les soins palliatifs, parce qu’un quart de la population en France n’a pas accès à ces soins. Or, quand elle y a accès, cela change tout. Je le sais moi-même : dans ma famille, j’ai eu trois décès récemment : une personne qui a pu bénéficier de soins palliatifs et deux autres qui en ont bénéficié seulement à la toute fin. Et cela change tout.

Mais si on demande à nos élus de voter dans ce sens, nous devons aussi nous engager pour accompagner ce vote, offrir notre disponibilité pour la mettre au service de cet accompagnement. Cela suppose une formation, mais il y a besoin de gens qui tiennent la main des autres. C’est donc aussi, pour nous tous, un appel à nous engager. Parfois, la famille est présente pour tenir la main, et c’est ce qu’il y a de mieux. Parfois, c’est le personnel soignant qui d’ailleurs, dans sa grande majorité, pour ce que j’en comprends, n’est pas favorable à cette loi. Les soignants ont bien compris que l’on est petit devant le mystère de la souffrance et de la mort et qu’il faut beaucoup d’humilité pour faire un peu d’humanité. Ils l’ont bien compris, ils le savent, ils le disent. Nous publions donc cette tribune pour réveiller la conscience de ceux qui vont voter, mais aussi celle de toutes les personnes de bonne volonté, pour que nous nous engagions à accompagner cette humanité à cause de laquelle nous prenons cette position maintenant. C’est une position qui est ferme et qui est appelante pour tous.

Invitez-vous les fidèles catholiques à prier davantage en ce moment particulier ?

Oui, dans ce moment, mais pas uniquement. Dans ce moment, parce qu’il se joue quelque chose d’assez grave. C’est rare que l’Église de France intervienne pour dire « Attention ! » Ce n’est pas nous qui votons, mais c’est nous qui alertons. Effectivement, il y a besoin de la force de la prière pour peser sur les consciences. Mais la prière ne s’arrête pas là. C’est une force qui est grande et qui peut aider tous ceux qui sont confrontés aux portes de la mort à se sentir mystérieusement soutenus, parce que d’autres prient pour eux.


Nous vous relayons cette vidéo de frère Paul-Adrien, il s’agit d’une interview d’un juriste dont le travail permet de comprendre le contenu de la loi en cours d’examen au Sénat et la révolution philosophique que cette loi contient.

     

             


   


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Exemple

        

Dans les prochains jours, le Sénat examinera une proposition de loi instituant un « droit à l’aide à mourir ». Ce débat engage notre société dans ce qu’elle a de plus intime et de plus grave : la manière dont elle accompagne ses membres les plus vulnérables jusqu’au terme de leur vie.

Nous, évêques de France, voulons redire notre profond respect pour les personnes confrontées à la fin de vie, à la maladie grave ou incurable, à la souffrance et à la peur de dépendre des autres. L’Église a une longue expérience d’accompagnement des malades ou des personnes en situation de handicap, des aidants, des soignants, des aumôniers d’hôpitaux ou d’Ehpad, et nous entendons l’angoisse de celles et ceux qui redoutent la douleur, la solitude ou la perte de maîtrise. Nous rencontrons directement cette angoisse, quand des personnes proches, des membres de nos familles, des fidèles de nos diocèses, y sont confrontés et nous la partagent. Ces peurs sont réelles. Elles appellent des réponses humaines, fraternelles, médicales et sociales à la hauteur.

Depuis plus de vingt-cinq ans, la France a fait un choix singulier et précieux : refuser à la fois l’acharnement déraisonnable et la mort provoquée, en affirmant à la fois le droit de ne pas souffrir et le devoir d’accompagner la vie jusqu’au bout. Les lois successives, jusqu’à la loi Claeys-Leonetti et, aujourd’hui, la nouvelle loi en cours d’élaboration pour l’égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs, dessinent une « voie française » cohérente, reconnue, fondée sur le développement de la culture palliative, la prise en compte de la parole du patient, les directives anticipées et la possibilité de la sédation profonde et continue, non pour donner la mort mais pour soulager la douleur.  

Les soins palliatifs sont l’unique bonne réponse aux situations éprouvantes de la fin de vie et nous exprimons ici notre reconnaissance aux élus qui, par leur vote, soutiennent l’actuelle proposition de loi pour l’égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs. Beaucoup de soignants engagés dans cette voie témoignent que la prise en considération de la personne en fin de vie ou malade, dans sa dimension physique, mais aussi psychologique, relationnelle et, le cas échéant, spirituelle, telle que le proposent les soins palliatifs, entraîne quasiment toujours chez les patients en fin de vie la disparition des demandes à mourir. Car même derrière une demande de mort, c’est souvent le désir de vivre qui se dit. Pour permettre à tous d’accéder aux soins palliatifs, l’Église, qui est déjà présente dans le monde hospitalier et la pratique des soins, est prête à apporter sa contribution au développement de la culture palliative, en intensifiant son engagement sur le sujet.

Dès lors, une question s’impose : pourquoi une nouvelle loi ? Si l’« on meurt mal en France », comme on l’entend parfois, ce n’est pas parce que l’administration d’une substance létale aux patients n’est pas encore autorisée, mais parce que la loi existante est insuffisamment appliquée et que l’accès aux soins palliatifs demeure très inégal sur le territoire national. Aujourd’hui encore, près d’un quart des besoins en soins palliatifs ne sont pas couverts. Comment proposer la mort comme une option, quand l’accès effectif au soin, au soulagement de la douleur (les progrès médicaux permettent de venir à bout de quasiment toutes les douleurs réfractaires), à la présence humaine et à l’accompagnement n’est pas garanti pour tous ?

Légaliser l’euthanasie ou le suicide assisté changerait profondément la nature de notre pacte social. Derrière des mots qui se veulent rassurants se cache une réalité que le langage tend à dissimuler. Présenter l’euthanasie et le suicide assisté comme des actes de soin brouille gravement les repères éthiques. On détourne les mots de leur véritable sens pour mieux anesthésier les consciences : ce brouillage n’est jamais neutre. On ne prend pas soin de la vie en donnant la mort.

Nous refusons en particulier l’instrumentalisation de notions essentielles telles que la dignité, la liberté ou la fraternité.

Nous rappelons avec force que la dignité d’une personne humaine n’est pas variable selon son état de santé, son autonomie ou son utilité sociale ; elle est inhérente à son humanité, jusqu’au bout. Elle est inaliénable.

La liberté, quant à elle, ne peut être pensée de manière abstraite, comme si la souffrance, la peur, la solitude ou la pression sociale n’avaient aucun impact sur le discernement.  La demande d’en finir avec la vie n’est-elle pas une demande d’en finir avec une vie qui ne correspond plus aux critères socialement normés : être en bonne santé, utile, valide et ne pas représenter un poids financier a priori lourd ? La liberté ainsi conçue risque de devenir une pression silencieuse, surtout pour les plus fragiles. La liberté de tout individu doit aussi être envisagée dans sa dimension relationnelle : nous sommes interdépendants et les choix des uns engagent les autres. Faire porter un choix de mort à un malade, à une famille, à une équipe médicale formée pour soigner et non pour tuer, c’est nier le mystère de communion qui nous lie les uns aux autres. Paul Ricoeur invitait à « penser à la responsabilité qu’on a des autres, qui sont confiés à notre soin et à notre garde, et pas seulement à la responsabilité qu’on a à l’égard de soi-même. »*  

Enfin, évoquer une « loi de fraternité » quand il s’agit de faire mourir, de donner la possibilité de s’administrer une substance létale, ou d’inciter un soignant de le faire contre sa conscience, est un mensonge. La fraternité, valeur centrale de notre République, ne consiste pas à hâter la mort de ceux qui souffrent ou à forcer des soignants à la provoquer, mais au contraire à ne jamais abandonner celles et ceux qui vivent ces moments si difficiles et douloureux. La fraternité invite à refuser définitivement la tentation de donner la mort, et, dans le même temps, à s’engager résolument pour développer effectivement les soins palliatifs sur tout le territoire, à renforcer la formation des soignants, à soutenir les aidants, à rompre la solitude et à reconnaître que la vulnérabilité fait partie de la condition humaine.

Aussi, nous appelons solennellement les responsables politiques à mesurer la portée anthropologique, sociale et éthique de leurs débats et de leurs votes. Nous comptons sur la décision personnelle et courageuse de nos élus nationaux. La vie, à toutes ses étapes et jusqu’à la fin, n’est pas une cause que l’on porte comme une autre, avec des idées toutes faites et l’orgueil de nous croire tout-puissants, mais un mystère à accueillir, avec une écoute attentive de ceux que la souffrance transperce et avec humilité : il faut beaucoup d’humilité pour un peu d’humanité.

Notre motivation n’est pas d’abord ni exclusivement confessionnelle. Nous voulons donner un écho à l’inquiétude profonde exprimée par de très nombreuses personnes malades, personnes en situation de handicap, familles ou soignants. Avec cette proposition de loi, ces derniers seraient encore en première ligne et sommés de poser des actes contraires à l’éthique du soin et au pacte de confiance qui les lie aux patients et à leurs familles ou leurs proches. Le risque est grand de mettre à mal la relation de confiance entre le soignant, le soigné, son entourage proche.

Le vote qui se présente aux représentants de la Nation n’engage donc pas seulement un choix individuel, mais un choix de société. Car au-delà de « l’aide à mourir », c’est la question du sens de la vie, de la souffrance et de la mort qui se pose à nous. Une vie humaine, aussi affaiblie soit-elle, peut-elle décemment être considérée comme inutile au point de s’en débarrasser ? Sommes-nous des êtres parfaitement autonomes ou des personnes qui faisons alliance pour prendre soin les unes et les autres ? L’inquiétude humaine aux confins de la mort est-elle une absurdité à effacer ou une condition de notre existence, à soulager et à accompagner ?

Nous croyons qu’une société grandit, non pas lorsqu’elle propose la mort comme solution, mais bien lorsqu’elle se mobilise pour accompagner la fragilité et protéger la vie, jusqu’au bout. Le chemin est exigeant, certes, mais c’est le seul qui soit véritablement humain, digne et fraternel.

Les évêques du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France

     

             


   


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Cette année, le thème a été choisi par l’Église arménienne apostolique :
« Il y a un seul corps et un seul Esprit, de même que votre vocation vous a appelés à une
même espérance » Éphésiens au Chapitre 4 verset 4

  • 2 temps forts de la semaine :

Samedi 24 janvier 2026 : Journée œcuménique à la façon de Taizé . Espérer contre toute
Espérance

  • 15h30 : Table ronde et partage biblique à la Maison du Loewensfels rue des
    Franciscains (flyer)
  • 20h : Veillée de prière oecuménique et intergénérationnelle avec des chants de
    Taizé à l’église Ste Marie.
    Dimanche 25 janvier 2026 à 10h : Célébration oecuménique au Temple St Jean, rue de
    la Synagogue.

        

      

             


   


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Prie avec le pape !

        

Chers paroissiens,

En ce mois de janvier le pape Léon XIV nous exhorte à redécouvrir la prière en apprenant à écouter chaque jour les Écritures, dans une vidéo -aux modalités nouvelles- présentant ses intentions de prière pour le mois de janvier. Ce faisant, il inaugure le projet « Prie avec le Pape », une initiative qui s’inscrit dans la continuité de la mission lancée par le Pape François il y a dix ans afin de s’unir spirituellement dans la prière avec le Souverain pontife.

« Prie avec le Pape » est une initiative mondiale du Réseau Mondial de Prière du Pape où le Saint-Père partage son intention de prière mensuelle, une invitation à prier et à se mobiliser pour les défis de l’humanité et de la mission de l’Église, à travers La Vidéo du Pape et L’Audio du Pape. Simple et accessible, elle permet à chacun, où qu’il se trouve, de prendre un moment pour prier avec le Pape et rester connecté à la mission de l’Église. Qu’en ce début d’année, cette initiative que je vous invite à rejoindre, nous renouvelle dans notre façon de prier.

      

Bonne et sainte année 2026 !

Don Pascal Boulic

             


   


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