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Chers frères et sœurs, vous avez certainement vu des images du très beau voyage du Pape Léon XIV à travers 4 pays d’Afrique. Voici quelques mots qu’il a prononcés au Cameroun, au sujet de l’Intelligence Artificielle, alors qu’il visitait l’Université Catholique d’Afrique Centrale (Yaoundé) :

« (…) [Les chrétiens ne doivent] pas avoir peur des “choses nouvelles”. En particulier, votre Université peut former les pionniers d’un nouvel humanisme dans le contexte de la révolution numérique dont le continent africain connaît bien, non seulement les aspects séduisants, mais aussi la face cachée des ravages environnementaux et sociaux (…).

Cela vaut d’autant plus face à la généralisation des systèmes d’intelligence artificielle, qui organisent de manière toujours plus omniprésente nos milieux mentaux et sociaux. Comme toute grande transformation historique, celle-ci exige non seulement des compétences techniques, mais aussi une formation humaniste capable de mettre en lumière les logiques économiques, les préjugés intégrés et les formes de pouvoir qui façonnent la perception du réel. Le défi que posent ces systèmes est plus profond qu’il n’y paraît : il ne concerne pas seulement l’utilisation de nouvelles technologies, mais le remplacement progressif de la réalité par sa simulation. Dans les environnements numériques, structurés pour persuader, l’interaction est optimisée au point de rendre la rencontre réelle superflue. L’altérité des personnes en chair et en os est neutralisée et la relation réduite à une réponse fonctionnelle.

Chers amis, vous, en revanche, vous êtes des personnes réelles ! La création elle-même a un corps, un souffle, une vie qui doit être écoutée et préservée. « Elle gémit et souffre » (cf. Rm 8, 22) comme chacun de nous.

Lorsque la simulation devient la norme, la capacité humaine de discernement est diminuée et nos liens sociaux s’enferment dans des circuits autoréférentiels qui ne nous exposent plus au réel. Nous vivons alors comme dans des bulles imperméables les unes aux autres, nous nous sentons menacés par quiconque est différent et nous nous déshabituons à la rencontre et au dialogue. C’est ainsi que se propagent la polarisation, les conflits, les peurs et la violence. Ce n’est pas un simple risque d’erreur qui est en jeu, mais une transformation du rapport même à la vérité. Sans résistance à la persuasion de ces systèmes et sans exposition physique et spirituelle à l’autre en chair et en os, la réalité devient facultative et l’humain gouvernable par des systèmes invisibles, imperceptibles à la conscience.

C’est précisément dans ce domaine que l’Université catholique a le devoir d’assumer une responsabilité de premier plan. En effet, elle ne se limite pas à transmettre des connaissances spécialisées, mais forme des esprits capables de discerner et des cœurs disposés à l’amour et au service. Elle prépare surtout les futurs dirigeants, les fonctionnaires publics, les professionnels et autres acteurs sociaux de demain à accomplir avec droiture les missions qui leur seront confiées ; à exercer leurs responsabilités avec probité ; à inscrire leur action dans une éthique au service du bien commun.

Chers fils et filles du Cameroun, chers étudiants, face à cette tendance – compréhensible – à vouloir émigrer, qui peut laisser croire que l’on trouvera facilement ailleurs un avenir meilleur, je vous invite avant tout à répondre par un désir ardent de servir votre pays, et de mettre au service de vos concitoyens les connaissances que vous êtes en train d’acquérir ici. Telle est la raison d’être de votre Université, fondée il y a 35 ans pour former des pasteurs d’âmes et des laïcs engagés dans la société : ce sont eux les témoins de sagesse et d’équité dont le continent africain a besoin.

À ce propos, je voudrais rappeler une expression de saint Jean-Paul II : l’Université catholique est « née du cœur de l’Église » [2] et participe à sa mission d’annoncer la vérité qui libère. Cette affirmation renvoie avant tout à une exigence intellectuelle et spirituelle : rechercher la vérité dans toutes ses dimensions, avec la conviction que la foi et la raison ne s’opposent pas mais se soutiennent mutuellement. En outre, elle rappelle que les enseignants et les étudiants de l’université sont associés à la tâche de l’Église qui consiste à « annoncer la bonne nouvelle du Christ à tous, en dialoguant avec les différentes sciences au service d’une pénétration toujours plus profonde et d’une mise en œuvre de la vérité dans la vie personnelle et sociale ». [3]

Face aux défis de notre époque, l’Université catholique occupe une place unique et irremplaçable. Rappelons-nous les pionniers de cette institution qui ont posé les fondations sur lesquelles vous bâtissez aujourd’hui. Pour ne citer qu’un seul nom, je pense au Révérend Barthélemy Nyom, qui a été Recteur pendant la quasi-totalité des années quatre-vingt-dix. À leur exemple, soyez toujours bien conscients du fait que, outre la transmission du savoir et l’acquisition de compétences professionnelles, cette université vise à contribuer à la formation intégrale de la personne humaine. L’accompagnement spirituel et humain constitue une dimension essentielle de l’identité de l’Université catholique. À travers la formation spirituelle, les initiatives de la pastorale universitaire et les moments de réflexion, les étudiants sont invités à approfondir leur vie intérieure et à orienter leur engagement dans la société à la lumière de valeurs authentiques et solides. Ainsi, chers étudiants, vous apprenez à devenir les bâtisseurs de l’avenir de vos pays respectifs et d’un monde plus juste et plus humain.

Chers enseignants, votre rôle est essentiel. C’est pourquoi je vous encourage à incarner les valeurs que vous souhaitez transmettre, avant tout la justice et l’équité, l’intégrité, le sens du service et de la responsabilité. L’Afrique et le monde ont besoin de personnes qui s’engagent à vivre selon l’Évangile et à mettre leurs compétences au service du bien commun. Ne trahissez pas ce noble idéal ! En plus d’être des guides intellectuels, soyez des modèles dont la rigueur scientifique et l’honnêteté personnelle forment la conscience de vos étudiants. L’Afrique a en effet besoin d’être libérée du fléau de la corruption. Et cette prise de conscience doit se fortifier chez un jeune dès les années de formation, grâce à la rigueur morale, au désintéressement et à la cohérence de vie de ses éducateurs et enseignants. Jour après jour, posez les fondements indispensables à la construction d’une identité morale et intellectuelle cohérente. En témoignant de la vérité, surtout face aux illusions de l’idéologie et des modes, créez un environnement où l’excellence académique s’allie naturellement à la droiture humaine.

Mesdames et Messieurs, la vertu principale qui doit animer la communauté universitaire est l’humilité. Quels que soient notre rôle et notre âge, nous devons toujours nous rappeler que nous sommes tous des disciples, c’est-à-dire des compagnons d’étude d’un seul Maître, qui a tant aimé le monde au point de donner sa vie.

Je vous remercie et vous bénis de tout cœur !

DISCOURS DU SAINT-PÈRE

Université Catholique d’Afrique Centrale (Yaoundé)
Vendredi 17 avril 2026

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Chers frères et sœurs,

La création tout entière resplendit aujourd’hui d’une lumière nouvelle, un chant de louange s’élève de la terre, notre cœur exulte de joie : le Christ est ressuscité d’entre les morts et, avec Lui, nous ressuscitons nous aussi à une vie nouvelle !

Cette annonce pascale embrasse le mystère de notre vie, la destinée de l’histoire, et elle nous atteint jusque dans les abîmes de la mort, par lesquels nous nous sentons menacés et parfois submergés. Elle nous ouvre à l’espérance qui ne faiblit pas, à la lumière qui ne se couche pas, à cette plénitude de joie que rien ne peut détruire : la mort a été vaincue pour toujours, la mort n’a plus de pouvoir sur nous !

C’est un message qui n’est pas toujours facile à accueillir, une promesse que nous avons du mal à accepter, car le pouvoir de la mort nous menace sans cesse, à l’intérieur comme à l’extérieur.

Au plus profond de nous-mêmes, lorsque le boulet de nos péchés nous empêche de prendre notre envol, lorsque les déceptions ou la solitude que nous vivons assèchent nos espérances, lorsque les soucis ou les rancœurs étouffent la joie de vivre, lorsque nous éprouvons de la tristesse ou de la fatigue, lorsque nous nous sentons trahis ou rejetés, lorsque nous devons faire face à notre faiblesse, à la souffrance, à la fatigue de chaque jour, alors nous avons l’impression de nous trouver dans un tunnel dont nous ne voyons pas la sortie.

Mais aussi en dehors de nous, la mort est toujours à l’affût. Nous la voyons présente dans les injustices, dans les égoïsmes partisans, dans l’oppression des pauvres, dans le manque d’attention envers les plus fragiles. Nous la voyons dans la violence, dans les blessures du monde, dans le cri de douleur qui s’élève de toutes parts face aux abus qui écrasent les plus faibles, face à l’idolâtrie du profit qui pille les ressources de la terre, face à la violence de la guerre qui tue et détruit.

Dans cette réalité, la Pâques du Seigneur nous invite à lever les yeux et à ouvrir notre cœur. Elle continue de nourrir dans notre esprit et au fil de l’histoire la semence de la victoire promise. Elle nous met en mouvement, comme Marie de Magdala et comme les Apôtres, pour nous faire découvrir que le tombeau de Jésus est vide, et qu’ainsi, dans toute mort que nous expérimentons, se trouve aussi de la place pour une vie nouvelle qui surgit. Le Seigneur est vivant et demeure avec nous. Il ouvre notre cœur à l’espérance qui nous soutient par les fissures de résurrection qui s’ouvrent dans les ténèbres : le pouvoir de la mort n’est pas la destinée ultime de notre vie. Nous sommes orientés une fois pour toutes vers la plénitude car, dans le Christ ressuscité, nous sommes nous aussi ressuscités.

Le Pape François nous le rappelait avec émotion dans sa première Exhortation apostolique, Evangelii gaudium, en affirmant que la résurrection du Christ « n’est pas un fait relevant du passé ; elle a une force de vie qui a pénétré le monde. Là où tout semble être mort, de partout, les germes de la résurrection réapparaissent. C’est une force sans égale. Il est vrai que souvent Dieu semble ne pas exister : nous constatons que l’injustice, la méchanceté, l’indifférence et la cruauté ne faiblissent pas. Pourtant, il est aussi certain que commence à germer quelque chose de nouveau dans l’obscurité, qui tôt ou tard produira du fruit » (n° 276).

Frères et sœurs, la Pâque du Seigneur nous donne cette espérance, en nous rappelant que, dans le Christ ressuscité, une nouvelle création est possible chaque jour. C’est ce que nous dit l’Évangile proclamé aujourd’hui qui situe l’événement de la résurrection « le premier jour de la semaine » (Jn 20, 1). Le jour de la résurrection du Christ nous renvoie ainsi à la création, à ce premier jour où Dieu créa le monde, et il nous annonce en même temps qu’une vie nouvelle, plus forte que la mort, est en train de naître pour l’humanité.

Pâques est la nouvelle création opérée par le Seigneur ressuscité. Elle est un nouveau départ, elle est la vie enfin rendue éternelle par la victoire de Dieu sur l’ancien Adversaire.

Nous avons besoin aujourd’hui de ce chant d’espérance. Et c’est à nous, ressuscités avec le Christ, qu’il revient de le porter dans les rues du monde. Courons donc comme Marie de Magdala, annonçons-le à chacun, portons par notre vie la joie de la résurrection afin que partout où plane encore le spectre de la mort, la lumière de la vie puisse resplendir.

Que le Christ, notre Pâques, nous bénisse et donne sa paix au monde entier !

Pape Léon XIV

Place Saint-Pierre
Dimanche de Pâques, 5 avril 2026

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Les Journées d’Avril – du 20 au 24 avril 2026

Les « Journées d’Avril » sont une proposition de l’Association Amicale des Portes de Mulhouse, pour les enfants (6 à 11 ans – CP à CM2) pendant la deuxième semaine des vacances de Pâques du lundi 20 avril au vendredi 24 avril 2026, de 9h à 16h30 (ouverture dès 8h et fermeture à 18h). 

Une équipe qualifiée et expérimentée prendra soin de vos enfants tout au long de la journée, dans une ambiance familiale, un cadre sécurisé et convivial. Au programme :

  • jeux collectifs & sport
  • aide aux devoirs 
  • ateliers cuisine, ateliers créatifs
  • histoires à la chapelle & temps spi 

Prévoir un pique-nique pour le déjeuner.



Tarifs

  • Tarif de base : 100,00 €
  • Tarif solidaire : 120,00 € (aidez-nous à soutenir les familles qui en ont besoin !)

Réductions

  • -20 % sur le montant global pour l’inscription de 2 enfants
  • -30 % sur le montant global pour l’inscription de 3 enfants
  • -50 % sur le montant global pour l’inscription de 4 enfants

Contacts

Lieu des Journées du Sacré-Cœur

Locaux du Sacré-Cœur (accès par la rue du Molkenrain), 84 rue de Verdun, 68100 MULHOUSE   


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Vide-Maison au Sacré-Cœur

Le Conseil de Fabrique du Sacré-Cœur est heureux d’organiser pour la deuxième année consécutive son vide-maison le dimanche 26 avril de 9h à 17h.

Venez nombreux pour partager ensemble une journée placée sous le signe de la convivialité et de la fraternité !

À ceux qui souhaitent installer leur propre stand, nous leur donnons rendez-vous le samedi 25 avril à partir de 14h sur le parking de l’église (entrée rue du Molkenrain).

Vous aurez la possibilité de reverser à la Paroisse la totalité ou une partie de vos recettes, à votre convenance.

Nous faisons appel à vous pour apporter des habits en bon état, des objets de décoration et autres petits meubles. Vous pourrez les déposer le samedi après-midi 25 avril ou plus tôt en appelant au 06.08.21.46.90 ou 06.77.42.14.03

Avec mes plus fraternelles salutations.

Bernard Spiegel

Président du Conseil de Fabrique

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Chers paroissiens,

       Après les 40 jours de conversion du carême, voici ouverts 50 jours de bénédiction ! C’est le fameux temps pascal, haut en couleur liturgique, qui s’étend jusqu’à la fête de la Pentecôte, le 24 mai prochain.

50 jours de bénédiction, ou encore, 50 jours de profusion. Car quand Dieu donne, il donne en abondance : la nature prolifère, les pains sont multipliés, le vin déborde à Cana… sans oublier les Lamalas qui eux aussi se multiplient !

       Nous, chrétiens, voulons prendre part à ce banquet que le Christ nous a préparé en traversant pour nous la grande épreuve – la souffrance et la mort sur la Croix – et le séjour des morts, pour enfin se relever d’entre les morts et nous ouvrir les portes du Royaume. Certes, nous passerons par la mort, mais nous voulons mourir vivants, trempés dans cette grâce qui transforme la mort en heureux passage, et ceci dès maintenant.

       Voilà pourquoi nous demandons pour toute chose la bénédiction : pour un chapelet, une maison, une voiture, un outil de travail, un animal… Demander la bénédiction, c’est vouloir placer notre quotidien dans la lumière du Christ Ressuscité, comme on ouvrirait la bouche pour boire la pluie qui tombe du Ciel.

Bon temps de grâce et de profusion ! 

don Vianney

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Chemin de Carême 2026

Venez retrouver l’évangile du dimanche et suivre le Christ sur le grand chemin de Carême playmobil. Chaque dimanche, un nouvel épisode est représenté, puis toute la Semaine Sainte au jour le jour ! Enfants et grands enfants, nous pourrons aussi inviter nos proches, même éloignés de la foi, à découvrir le temps du Carême et le don de Dieu pour nous sauver.

Pour les groupes/classes, vous pouvez contacter don Clément pour une visite personnalisée et interactive

  • Mercredi des Cendres :
Une coupelle remplie de cendres bénites
Quatre jeunes enfants  de l'époque du Christ, qui ont reçu les cendres et qui marchent sur le Chemin du Carême
Avec les enfants de Judée, suivons Jésus sur son chemin
  • 1er Dimanche de Carême : Jésus tenté au désert
Jésus au désert est tenté par le serpent
  • 2ème Dimanche de Carême : la Transfiguration
Jésus est transfiguré sur la montagne
  • 3ème Dimanche de Carême : la Samaritaine
Jésus, assis sur le puits, parle avec la Samaritaine
  • 4ème dimanche de Carême : la guérison de l’aveugle-né
Jésus touche les yeux de l'aveugle-né et le guérit
  • 5ème dimanche : la résurrection de Lazare
La foule est dans l'admiration car Lazare sort du tombeau, recouvert de ses bandelettes. Jésus dit : "déliez-le ! "
  • Dimanche des Rameaux

  • Jeudi Saint : la Cène
  • Jeudi Saint : Arrestation au Mont des Oliviers
  • Vendredi Saint : Procès de Jésus
  • Vendredi Saint : Chemin de Croix
  • Vendredi Saint : la crucifixion
  • Samedi Saint : Jésus dans le tombeau
  • Dimanche de Pâques : le tombeau vide !

        

     

Bon et saint temps pascal à tous !

  


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La Semaine Sainte, une retraite paroissiale !

Chers paroissiens,

         Nous entrons désormais dans la Semaine Sainte où nous allons célébrer les mystères de la Passion, de la mort et de la résurrection de Jésus. Comment cela se réalise-t-il ?

Nous le vivons à travers les rites de la liturgie (messe du Jeudi Saint, Chemin de Croix, Office de la Passion du Vendredi Saint, Vigile Pascale de la nuit de Pâques, messes du jour de Pâques).

         Par ces rites nous sommes introduits dans le mystère de Jésus et nous nous unissons à Lui. Comme homme, Jésus a vécu à un moment précis de l’histoire et dans un endroit concret du globe, mais comme Dieu, sa Vie dépasse largement le temps et l’espace. Il est donc présent à toute époque et dans tout lieux.

         En célébrant les rites de la liturgie chrétienne nous nous rendons présents au mystère de la vie de Jésus, nous nous unissons à Lui, à l’offrande de sa vie, le plus grand acte d’Amour de toute l’humanité. Il triomphe de toutes les ténèbres qui peuvent naitre du cœur de l’homme aux quatre coins de la planète. Cette victoire de l’amour, Jésus la vit désormais en nous, si nous acceptons de nous ouvrir au mystère de sa Passion, de sa mort et de résurrection.

         Voilà le beau programme intérieur, spirituel et communautaire de notre semaine Sainte. Puissions-nous vivre cette dernière semaine de Carême comme une véritable retraite paroissiale et ecclésiale.

Bonne Semaine Sainte à chacun de vous !

Fraternellement

Don Pascal Boulic

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du 08 au 10 mai 2026 – ouvert à tous

Chers amis, 

Un pèlerinage historique :

La Communauté Saint Martin s’est vu confier une paroisse en Alsace il y a déjà 5 ans. Cette communauté a été créée en 1976 à Gênes, en Italie, et nous voulons remercier le Seigneur pour les cinquante années qu’il nous a données au service de son Église. Un grand pèlerinage est donc organisé du vendredi 8 mai au dimanche 10 mai, de Blois à Tours, jusqu’au tombeau de Saint Martin. Ce n’est pas tout à côté, mais la paroisse organise un chapitre « Sainte Odile » pour que ceux qui le souhaitent puissent marcher ensemble et se nourrir de la figure de Saint Martin, soldat de l’Évangile. Un Jubilé (du latin jubilare : se réjouir) est toujours l’occasion de grâces spéciales, et le prochain ne sera que dans 50 ans !

Si vous souhaitez participer à cet évènement exceptionnel, il vous faut vous inscrire sur le site du pèlerinage en « pèlerin entier » et choisir le chapitre Sainte Odile d’Alsace.

https://com-st-martin.my.site.com/s/evenements?language=fr

Ensuite, envoyez un courriel à don Clément (cduzer@csm.fr) qui s’occupera d’organiser les trajets. 

Informations pratiques :

Si nous sommes nombreux, nous tâcherons de trouver un car, sinon nous nous organiserons avec nos voitures personnelles.

Le départ est prévu de Mulhouse le jeudi 7 mai avant 18h, afin d’arriver à Blois vers minuit et de dormir sur place. Une autre solution est possible en partant de Mulhouse à 2h du matin.

Le retour se fera le dimanche 10 mai au soir, arrivée prévue avant minuit.

       Le pèlerinage sous-entend évidemment une certaine diminution du confort de vie : chaussures de marche, couchage sous tente, sac de couchage, etc. S’il vous manque du matériel, nous pouvons trouver facilement des solutions de prêt. De même, pour ceux qui marchent plus lentement, un itinéraire « famille » est prévu et des bénévoles (non marchant) sont recherchés. Les sacs seront transportés en camion pendant la journée.

Alors inscrivez-vous avant le 30 mars et partageons ensemble ce temps de joie et de dépassement de soi physique et spirituel ! Trois jours de marche, de prière et de fraternité pour vivre une démarche simple et joyeuse. Que notre chapitre Sainte Odile d’Alsace porte fièrement la bannière de sa région et les intentions qui nous seront confiées!

Inscriptions ouvertes dès maintenant et jusqu’au 30 mars :

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Écouter et jeûner, le Carême comme temps de conversion

Message du Saint Père Léon XIV pour le Carême 2026

Chers frères et sœurs !

Le Carême est le temps où l’Église, avec une sollicitude maternelle, nous invite à remettre le mystère de Dieu au centre de notre vie, afin que notre foi retrouve son élan et que notre cœur ne se disperse pas entre les inquiétudes et les distractions quotidiennes.

Tout cheminement de conversion commence lorsque nous nous laissons rejoindre par la Parole et que nous l’accueillons avec docilité d’esprit. Il existe donc un lien entre le don de la Parole de Dieu, l’espace d’hospitalité que nous lui offrons et la transformation qu’elle opère. C’est pourquoi le cheminement du Carême devient une occasion propice pour prêter l’oreille à la voix du Seigneur et renouveler la décision de suivre le Christ, en parcourant avec Lui le chemin qui monte à Jérusalem où s’accomplit le mystère de sa passion, de sa mort et de sa résurrection.

Écouter

Cette année, je voudrais attirer l’attention, en premier lieu, sur l’importance de laisser place à la Parole à travers l’écoute, car la disposition à écouter est le premier signe par lequel se manifeste le désir d’entrer en relation avec l’autre.

Dieu Lui-même, se révélant à Moïse depuis le buisson ardent, montre que l’écoute est un trait distinctif de son être : « J’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris » (Ex 3, 7). L’écoute du cri de l’opprimé est le début d’une histoire de libération dans laquelle le Seigneur implique également Moïse, en l’envoyant ouvrir une voie de salut à ses enfants réduits en esclavage.

Un Dieu engageant nous rejoint aujourd’hui aussi avec des pensées qui font vibrer son cœur. Pour cela, l’écoute de la Parole dans la liturgie nous éduque à une écoute plus authentique de la réalité : parmi les nombreuses voix qui traversent notre vie personnelle et sociale, les Saintes Écritures nous rendent capables de reconnaître celle qui s’élève de la souffrance et de l’injustice, afin qu’elle ne reste pas sans réponse. Entrer dans cette disposition intérieure de réceptivité c’est se laisser instruire aujourd’hui par Dieu à écouter comme Lui, jusqu’à reconnaître que « la condition des pauvres est un cri qui, dans l’histoire de l’humanité, interpelle constamment notre vie, nos sociétés, nos systèmes politiques et économiques et, enfin et surtout, l’Église ».

Jeûner

Si le Carême est un temps d’écoute, le jeûne constitue une pratique concrète qui dispose à l’accueil de la Parole de Dieu. L’abstinence de nourriture est, en effet, un exercice ascétique très ancien et irremplaçable dans le chemin de conversion. Précisément parce qu’il implique le corps, il rend plus évident ce dont nous avons “faim” et ce que nous considérons comme essentiel à notre subsistance. Il sert donc à discerner et à ordonner les “appétits”, à maintenir vigilant la faim et la soif de justice en les soustrayant à la résignation, en les éduquant pour qu’ils deviennent prière et responsabilité envers le prochain.

Saint Augustin, avec finesse spirituelle, laisse entrevoir la tension entre le temps présent et l’accomplissement futur qui traverse cette garde du cœur, lorsqu’il observe que : « Au cours de la vie terrestre, il appartient aux hommes d’avoir faim et soif de justice, mais en être rassasiés appartient à l’autre vie. Les anges se rassasient de ce pain, de cette nourriture. Les hommes, en revanche, en ont faim, ils sont tous tendus vers le désir de celui-ci. Cette tension dans le désir dilate l’âme, augmente sa capacité ». [2] Le jeûne, compris dans ce sens, nous permet non seulement de discipliner le désir, de le purifier et de le rendre plus libre, mais aussi de l’élargir de manière à ce qu’il se tourne vers Dieu et s’oriente à accomplir le bien.

Cependant, pour que le jeûne conserve sa vérité évangélique et échappe à la tentation d’enorgueillir le cœur, il doit toujours être vécu dans la foi et l’humilité. Cela exige de rester enraciné dans la communion avec le Seigneur parce que « personne ne jeûne vraiment s’il ne sait pas se nourrir de la Parole de Dieu ». En tant que signe visible de notre engagement intérieur à nous soustraire, avec le soutien de la grâce, au péché et au mal, le jeûne doit également inclure d’autres formes de privation visant à nous faire acquérir un mode de vie plus sobre, car « c’est l’austérité seule qui rend authentique et forte notre vie chrétienne ».

Je voudrais donc vous inviter à une forme d’abstention très concrète et souvent peu appréciée, celle des paroles qui heurtent et blessent le prochain. Commençons par désarmer le langage en renonçant aux mots tranchants, aux jugements hâtifs, à médire de qui est absent et ne peut se défendre, aux calomnies. Efforçons-nous plutôt d’apprendre à mesurer nos paroles et à cultiver la gentillesse : au sein de la famille, entre amis, dans les lieux de travail, sur les réseaux sociaux, dans les débats politiques, dans les moyens de communication, dans les communautés chrétiennes. Alors, nombre de paroles de haine laisseront place à des paroles d’espoir et de paix.

Ensemble

Enfin, le Carême met en évidence la dimension communautaire de l’écoute de la Parole et de la pratique du jeûne. L’Écriture souligne également cet aspect de nombreuses façons. Par exemple, lorsqu’elle raconte, dans le livre de Néhémie, que le peuple se rassembla pour écouter la lecture publique du livre de la Loi et, pratiquant le jeûne, se disposa à la confession de foi et à l’adoration afin de renouveler l’alliance avec Dieu (cf. Ne 9, 1-3).

De même, nos paroisses, les familles, les groupes ecclésiaux et les communautés religieuses sont appelés à accomplir pendant le Carême un cheminement commun dans lequel l’écoute de la Parole de Dieu, tout comme celle du cri des pauvres et de la terre, devienne une forme de vie commune et dans lequel le jeûne soutienne une authentique repentance. Dans cette perspective, la conversion concerne, outre la conscience de chacun, le style des relations, la qualité du dialogue, la capacité à se laisser interroger par la réalité et à reconnaître ce qui oriente véritablement le désir, tant dans nos communautés ecclésiales que dans l’humanité assoiffée de justice et de réconciliation.

Biens aimés, demandons la grâce d’un Carême qui rende notre oreille plus attentive à Dieu et aux plus démunis. Demandons la force d’un jeûne qui passe aussi par la langue, afin que diminuent les paroles qui blessent et que grandisse l’espace pour la voix de l’autre. Et faisons en sorte que nos communautés deviennent des lieux où le cri de ceux qui souffrent soit accueilli et où l’écoute engendre des chemins de libération, nous rendant plus prompts et plus diligents à contribuer à l’édification de la civilisation de l’amour.

Je vous bénis de tout cœur ainsi que votre cheminement de Carême.Du Vatican, le 5 février 2026, mémoire de sainte Agathe, vierge et martyre.

Pape Léon XIV

       

        

     


   


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Carême 2026, une retraite paroissiale !

Chers paroissiens,  

Nous entrerons mercredi prochain lors de la messe des Cendres dans le temps du Carême avec toute l’Église. Ce temps nous est donné pour convertir notre cœur, être purifié intérieurement et nous ouvrir davantage à la présence de Dieu et à celle de nos proches.

Je vous propose un Kit de Carême, composé de 3 objets :

  •  le livret “Resurrectio 2026” où vous trouverez toutes les propositions paroissiales autour de la prière, du jeûne et de la sobriété ainsi que du partage,
  •  le “Compagnon du Carême » Magnificat avec des textes choisis pour nourrir votre méditation quotidienne
  •  un bracelet violet “Convertissez-vous et croyez à l’Évangile” signe visible et discret de notre démarche spirituelle et communautaire.

N’hésitez pas à offrir ce kit autour de vous afin de nous entraider et de nous stimuler les uns les autres.



Nous vous proposons également d’élargir notre adoration continue à la nuit du mardi au mercredi. Chacun pourra s’inscrire en ligne ou sur place, de façon ponctuelle (une ou plusieurs fois pendant le Carême) en choisissant 1h d’adoration à la chapelle du Sacré Cœur du mardi 21h au mercredi 9h (à partir du mercredi 9h l’adoration se prolonge jusqu’au vendredi 23h comme chaque semaine de l’année).



Je vous souhaite d’avance un beau Carême 2026, qu’il puisse porter de beaux fruits spirituels dans nos vies et dans le monde ! 

Bien fraternellement

Don Pascal Boulic

  


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