Ancrés dans l’espérance !
L’espérance forme, avec la foi et la charité, le triptyque des “vertus théologales” qui expriment l’essence de la vie chrétienne (cf. 1 Co 13, 13 ; 1 Th 1, 3). Dans leur dynamisme inséparable, l’espérance est celle qui, pour ainsi dire, oriente, indique la direction et le but de l’existence croyante. C’est pourquoi l’apôtre Paul nous invite : « Ayez la joie de l’espérance, tenez bon dans l’épreuve, soyez assidus à la prière » (Rm 12, 12). Oui, nous devons “déborder d’espérance” (cf. Rm 15, 13) pour témoigner de manière crédible et attrayante de la foi et de l’amour que nous portons dans notre cœur ; pour que la foi soit joyeuse, la charité enthousiaste ; pour que chacun puisse donner ne serait-ce qu’un sourire, un geste d’amitié, un regard fraternel, une écoute sincère, un service gratuit, en sachant que, dans l’Esprit de Jésus, cela peut devenir une semence féconde d’espérance pour ceux qui la reçoivent. Mais quel est le fondement de notre espérance ? Pour le comprendre, il est bon de s’arrêter sur les raisons de notre espérance (cf. 1 P 3, 15).
« Je crois à la vie éternelle » : ainsi professe notre foi. L’espérance chrétienne trouve dans ces mots un pilier fondamental. Elle est en effet « la vertu théologale par laquelle nous désirons comme bonheur […] la Vie éternelle ». Le Concile œcuménique Vatican II affirme : « Lorsque manquent le support divin et l’espérance de la vie éternelle, la dignité de l’homme subit une très grave blessure, comme on le voit souvent aujourd’hui, et l’énigme de la vie et de la mort, de la faute et de la souffrance reste sans solution. Ainsi, trop souvent, les hommes s’abîment dans le désespoir ». Nous, en revanche, en vertu de l’espérance dans laquelle nous avons été sauvés, en regardant le temps qui passe, nous avons la certitude que l’histoire de l’humanité, et celle de chacun, ne se dirige pas vers une impasse ou un abîme obscur, mais qu’elle s’oriente vers la rencontre avec le Seigneur de gloire. Vivons donc dans l’attente de son retour et dans l’espérance de vivre pour toujours en Lui. C’est dans cet esprit que nous faisons nôtre l’émouvante invocation des premiers chrétiens, par laquelle se termine l’Écriture Sainte : « Viens, Seigneur Jésus ! » (Ap 22, 20).
(extrait de Spes non confundit BULLE D’INDICTION DU JUBILÉ ORDINAIRE DE L’ANNÉE 2025, pape FRANÇOIS)
Nos dernières publications
- Carême 2026 : Tournons-nous vers nos frères chrétiens persécutés !
Chers paroissiens, Aujourd’hui des millions de chrétiens dans le monde vivent leur foi au prix de la persécution, de l’oppression, de la peur, de la mort parfois. La souffrance, hélas, est l’actualité de l’Église. Cette […] - Extra Acutis lycéens – Roller disco
Vous savez faire du patin à roulettes ? Non ? Pas grave, c’est l’occasion rêvée d’apprendre tout en passant une soirée marrante avec des amis. Venez danser au rythme de la musique des années 80, chaussés […] - Euthanasie: la France aura la procédure la + permissive, la + expéditive et la + répressive au monde
La proposition de loi telle que soumise au vote de l’Assemblée nationale ouvre très largement la porte à l’euthanasie et au suicide assisté. Elle n’est pas réservée aux personnes malades en phase terminale, mais à toute […] - Écouter et jeûner, le Carême comme temps de conversion
Message du Saint Père Léon XIV pour le Carême 2026 Chers frères et sœurs ! Le Carême est le temps où l’Église, avec une sollicitude maternelle, nous invite à remettre le mystère de Dieu au centre […] - Chemin de Carême 2026
Venez retrouver l’évangile du dimanche et suivre le Christ sur le grand chemin de Carême playmobil. Chaque dimanche, un nouvel épisode est représenté, puis toute la Semaine Sainte au jour le jour ! Enfants et grands enfants, […]